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Actualité en lecture spirituelle

  • Ecône : les églises et l'Eglise.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le pape Léon fait du François à Lampedusa  où il affiche clairement des positions politiques de gauche. Dans le même temps il frappe très fort à droite les partisans du catholicisme traditionnel. Est-il inspiré par l'Esprit Saint ? Ou par l'esprit partisan ?

    A chacun d'en juger mais en ce qui me concerne je pense que le pape est coincé entre les églises et l'Eglise. Cela vaut une note d'explication.

    Rome a frappé d'excommunication quatre évêques  nouvellement consacrés et deux évêques consécrateurs de la Fraternité Saint Pie X, et cela suite au refus de cette dernière de respecter  l'opposition du Vatican aux nouvelles consécrations. Nouveauté majeure : les confessions et les mariages assurés par les prêtres de la Fraternité sont désormais tenus pour invalides.

    La sentence est dure et pose question car elle semble bien contraire à l'un des principes fondamentaux de l'Eglise, à savoir au principe de subsidiarité tel qu'il est exprimé dans sa Doctrine sociale, et tout récemment rappelé dans l'Encyclique Magnifica Humanitas.

    Le simple bon sens nous rappelle aussi que les premières églises chrétiennes, ne connaissaient pas la transmission apostolique depuis Rome ville païenne capitale d'un Empire qui restait à convertir. Les églises primitives étaient très éloignées les unes des autres dans un monde dépourvu de moyens de communication rapides. Elles cooptaient donc ou élisaient leurs évêques localement. Ce n'est que plus tard que l'évêchée de Rome devint le centre de l'Eglise  dans sa partie ex impériale et romaine mais sans contrôle sur les églises éthiopiennes, syriaques,  arméniennes ou la lointaine église de l'Inde. L'Eglise a toujours été multiple.

    Eglise centralisée ou décentralisée ? A l'heure où le pape parle tant de synodalité la question est posée. En 2026 une mesure d'excommunication apparait bien archaïque à l'image d'ailleurs de la Fraternité Saint Pie X elle-même. Celle-ci appartient au patrimoine culturel de l'église romaine mais  comme celle-ci (sa maison mère),  elle appartient aussi à l'Eglise universelle.

    L'affaire d' Ecône est un conflit entre le principe d'autorité au sein de la bureaucratie catholique romaine et le principe de subsidiarité  qui fonde l'Eglise  dans la foi au Christ.  Le pape semble donc coincé entre l'église de Rome et l'Eglise universelle qui réunit tout le peuple de Dieu. A Lampedusa il accueille celui-ci bien au-delà des murs de Rome, mais à Ecône il détruit de  manière absurde une précieuse argenterie de famille ;  ce qui bien sûr fait réagir la famille.

    Pour surmonter la difficulté peut-être faudrait-il revenir aux pratiques synodales des origines et au modèle d'églises autocéphales de l'orthodoxie. Ceci justifierait aussi bien le respect de l'église conservatrice d'Ecône que celui d'autres églises qui ne le sont pas assez. L'Eglise c'est à la fois un patrimoine et un laboratoire du futur éclairé par l'Esprit.

    Puisse ce dernier éclairer le Saint Père !

     

  • Algérie : le grand silence des urnes.

     

     

     

     

     

     

    images (10).jpgLes élections algériennes du 2 juillet ont confirmé une fois de plus ce que tout le monde sait, à savoir que les Algériens refusent d'être pris pour des clowns en allant aux urnes. Avec à peine 21 % de taux de participation électorale les dirigeants algériens sont confrontés au grand silence réprobateur des urnes. Par leur abstention les Algériens  n'ont pas voulu valider les scrutins truqués qui maintiennent au pouvoir de vieux radoteurs. 

    En France aussi les radoteurs sont au pouvoir malgré leurs  airs de jeunots et les électeurs aspirent aussi à les dégager Malheureusement en Algérie et contrairement à la France, les électeurs n'ont d'autre voie que l'abstention pour exprimer leur opinion à travers le silence réprobateur des urnes.  En France nous n'en sommes pas encore là mais ça pourrait venir. Chez Mélenchon mais aussi à l'Arcom et dans les médias d'Etat on commence à songer aux meilleurs moyens permettant de museler l'opinion.

    Pour le meilleur et surtout pour le pire, nos deux pays sont étrangement ressemblants, à décharge de l'Algérie ce pays n'a jamais eu que le tort de suivre les mauvais exemples inspirés par la pire des gauches, j'ai nommé la gauche française.

  • Les Boualem et la France musulmane.

     

     

     

     

     

     

     

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    Il s'appelait Boualem  comme Boualem Sansal, et comme lui il avait choisi la France, j'ai nommé le Bachaga Boualem, combattant harki et écrivain lui aussi, auteur des ouvrages "Les harkis au service de la France" et " Mon pays la France".

    Par le sang versé et par la culture choisie Boualem est désormais un nom français, aussi français que le nom gaulois qui est le mien. Cela vaut bien un hommage et une note consacrée au passé et encore plus à l'avenir. Car si l'Algérie française est morte,  la France musulmane des Boualem est invaincue, en France comme en Algérie, et elle est notre avenir commun.

    La France musulmane s'était exprimée très fort  par référendum dès 1956 mais elle ne fut pas entendue. Et pourtant sur le terrain c'est elle qui gagna la guerre d'Algérie grâce aux harkis  associés à nos meilleures forces et aussi, ne l'oublions pas, suite à une vigoureuse action sociale dans le bled.

    Et de fait  sur le terrain la guerre fut perdue par le FLN et les intellos parisiens traîtres à la France. Le FLN ne paradait que derrière la frontière en Tunisie. Il n'arracha les accords d'Evian qu'avec le soutien de la subversion internationale de l'époque et l'incapacité de la France à mobiliser sa part musulmane qui ne demandait qu'à l'être. 

    De Gaulle était prêt à le faire mais le racisme ambiant ne lui permit pas la création d'une armée d'auto défense musulmane encadrée par nos meilleurs guerriers et qui aurait relevé le contingent. De Gaulle eut peur de la démographie musulmane et il craignit que Colombey les deux églises ne devint Colombey les deux mosquées si l' Algérie restait française. Pour la seule et unique fois de sa vie il eut peur et commit une erreur historique en signant les accords d'Evian.

    Mais l'histoire  n'est  pas la politique et elle est en train de rendre justice à la France musulmane. A Paris comme à Alger l'imposture est démasquée. A Paris Mélenchon reste le dernier traître de La France Ignoble mais il ne trompe plus personne. L'autre bonne nouvelle c'est qu' à Alger la jeunesse musulmane, éduquée et lucide, ne prend plus au sérieux les radotages des derniers fellouzes. Elle est algérienne, musulmane, berbère autant qu' arabe, et elle  refuse l'imposture historique, elle voit  la France comme elle est, sans  oublier le pire mais en  espérant le meilleur.

    Dans l'intérêt commun de la France et de l'Algérie l'heure est donc venue d'abolir les accords d'Evian, condition nécessaire d'une  relation réaliste de la France avec sa part musulmane. Celle-ci s'étend bien au-delà des bleds de Kabylie ou des quartiers nord de Marseille, bien au-delà de l'Algérie. De Tanger à Beyrouth et même à Ryad elle est présente  partout où des forces spirituelles et humaines se mobilisent au service de la paix et du développement humain. Une certaine idée de la France défendue par les Harkis avec la bénédictin d'Allah.

    Merci les Boualem d'hier et d'aujourd'hui de le rappeler à monsieur Dupont qui trop souvent a la mémoire courte.