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Art et Création

  • De par Dieu Gérard !

    sans-titre - Copie.pngCe n'est pas une nouvelle religieuse mais plutôt un événement mondain, j'ai nommé la conversion de Gérard Depardieu au christianisme orthodoxe russe dans la cathédrale St Newski de Paris le 4 septembre 2020.

    Converti à l'islam dans les années 60 le voici apostat, j'espère que les fanatiques ne lui chercheront pas querelle, en attendant sans doute qu'il essaie autre chose en religion.

    Sur le fond je  comprends son batifolage religieux  qui est en parfait accord avec sa vocation d'acteur, il aime le théâtre, y compris le théâtre religieux. Non pas certes qu'il soit bon de passer  ainsi d'une religion à une autre, pas plus qu'il n'est  raisonnable  de passer d'une femme ou d'une bouteille à l'autre. Mais beaucoup aimer la vie comme il le fait n'est pas péché et Dieu est bon.

     Aimer les femmes et les bonnes bouteilles est une attitude profondément religieuse. Mais à condition de consommer avec modération,.... comme avec les religions. Ce sera là ma seule critique envers ce grand acteur gaulois !

  • J 30 Leçon d'humilité à la kermesse.

    140.jpgLa crise sanitaire mondiale pose bien des questions, de nature immunologique et politique, concernant la nature de la pandémie et sa gestion par les dirigeants des nations.

    Il faudra bien poser la question de l'OMS, celle de la validité des statistiques  et évaluer les réponses diverses selon les nations. Bien des zones d'ombre demeurent, en particulier concernant la Chine, l'origine du virus  et la vérité des données fournies. Mais pour l'heure gardons le moral et rions un peu car le petit virus nous en donne l'occasion.

    Dans la grande kermesse mondialisée, covid-19 tient le stand du jeu de massacre où je vous invite maintenant à constater la grande leçon d'humilité qu'il donne aux dirigeants du monde.

    Dans le grand barnum voici d'abord les faux vrais jumeaux anglo-saxons Boris et Donald. Ils en ont pris plein la figure. Boris, le premier dégommé, semble avoir compris la leçon et il a même remercié les infirmiers  immigrés qui l'ont soigné. Le Donald fait la tronche si vous me le permettez. Les USA se sont dégonflés comme une baudruche sous l'effet du petit virus. L'ex première puissance du monde est en pleine débandade et le Donald cherche désespérément des boucs émissaires.

    Chez nous les éternels  bonapartes  présidentiels à quatre sous, et les  petits marquis de la technocratie parisienne, ont démontré une fois de plus que derrière la jactance gauloise il n'y a bien souvent que du vent. N'en déplaise à Eric Zemmour ce n'est pas dans le bonapartisme que la France peut trouver son salut.

    Boris, Donald et  Emmanuel  sont les figures de proue déboulonnées d'un occident en plein déclin face  à une Asie triomphante  et une Afrique toujours aussi inexistante ( elle ne produit même pas des statistiques bidon !)

    Quant au monde islamique sa révolte se perd une fois de plus dans les sables du désert. Le prétendu nouveau sultan Erdogan n'a pas tenu trois jours face au virus. Sur le stand du jeu de massacre il vient d'être dégagé lui aussi.

    Boris, Donald, Emmanuel, Recep ..et les autres me direz-vous ? De manière très normale ce sont les dirigeants les plus simples et les plus modestes ( en apparence du moins ) qui semblent s'en tirer le mieux en termes d'image. Mais n'est-ce pas une illusion ? A noter justement que Poutine a su faire profil bas à temps, mais il est douteux qu'il sorte indemne de la crise lui aussi.

    Le vrai mystère concerne Angela Merkel. Dans ce pays de vieux qu'est l'Allemagne n'escamote-ton pas les statistiques concernant  les morts des personnes vivant dans l'équivalent de nos EHPADS ? Plus généralement que recouvrent les statistiques asiatiques et particulièrement chinoises ?

    Le petit virus met en lumière l'illusion  statistique et les limites de la rationalité scientifique. Pas un  expert qui n'en contredise un autre ! L'humilité est de mise donc, l'humilité, cette vertu chrétienne, si j'ose me permettre de le rappeler.

    En voici la définition trouvée sur un site catholique : " L'humilité est une attitude de vérité à l'égard de Dieu, des autres et de soi-même, elle s'oppose à l'orgueil, à la suffisance, à l'arrogance" fin de citation.

    Portez-vous bien A +..

     

     

  • Comment gérer les surcapacités immobilières et foncières de la Multinationale Vatican and co ?

    F0007202.jpgLe Figaro immobilier (30 07 2019) nous apprend que la justice se penche sur l'expulstion de trois locataires d'un appartement parisien appartenant au Vatican. Deux de ces locataires sont des handicapés et c'est tout à l'honneur du Vatican de les avoir logés gratuitement pendant des années dans un appartement cossu de 160 m2 du 7 e arrondissement,  sauf que c'est l'Etat français qui paie les impayés depuis 2017. Dans ce domaine comme pour les migrants la charité de l'Eglise dépend de celle des Etats et des contribuables. 

    C'est ce qui m'amène à m'interroger sur la gestion de la Multinationale Vatican and co, une Multinationale immobilière et foncière pour l'essentiel qui, rien qu'à Paris, possède au moins 500 appartements d'une valeur de 470 millions d'euros. (source Figaro immobilier

    N'ayant aucvune capacité pour répondre à mes interrogations j'ai donc placé cette note  dans la rubrique "Art et Création" laissant à des catholiques qualifiés le soin de proposer des réponses. J'imagine par exemple que Michel Camdessus, ce grand financier catholique pratiquant pourrait peut-être proposer de gérer autrement la Multinationale Vatican and co ? N'appartient-il pas au Conseil Pontifical ?

    Les chiffres sont connus puisque chaque année  le bilan financier de la  Multinationale est publié par l'Institut pour les Oeuvres de la Religion (IOR). Le dernier en date remonte au 11 juin 2019. J'y renvoie le lecteur.

    Contrairement aux fantasmes sur le sujet la gestion de l'institution romaine n'a rien de mystérieux ni de particulièrement scandaleux. Les affaires d'argent sale des années 80 ressortent d'un problème classique de  toutes les institutions financières, à commencer par celles de Suisse ( qui d'ailleurs y furent mêlées à l'époque) 

    Pas de faillite  en vue  pour l'église catholique qui est bien gérée, mais un  énorme problème de restructuration et de réemploi de son patrimoine. immobilier et foncier. L'actualité de la semaine en donne une nouvelle illustration. et pas seulement à Paris.

    Selon la presse portugaise  les quatre derniers moines âgés, voire très âgés, de la célèbre chartreuse portugaise d'Evora, vont partir. Que deviendra-t-il des bâtiments et de l'économie de la chartreuse appréciée par les touristes amateurs de vin ? Ce n'est qu'un exemple supplémentaire de la vraie crise de personnel que connait l'église catholique. Pour gérer son énorme patrimoine foncier et immobilier elle ne recrute plus le clergé séculier et régulier nécessaire à la gestion de ce patrimoine.

    Outre les chiffres donnés plus haut concernant Paris, une enquête publiée en 2014 par un membre du Club Médiapart nous apprend  que rien qu'en Italie, le patrimoine immobiler de Vatican and Co c'est 115 000 immeubles, 230 000 terrains, 9 000 écoles, 4 000 hôpitaux et centres de soin.

    Au plan mondial les données doivent être recueillies pays par pays mais elles font apparaitre le même problème de personnel. En fait en la matière l'église catholique déshabille Pierre pour habiller Paul, elle envoie ses prêtres africains et ses soeurs philipinnes gérer les églises et institutions vides d'Europe mais cela ne suffit pas et ne peut être qu'une solution temporaire.

    Une conclusion me semble évidente : la fonte du personnel clérical impose un transfert de la gestion du  patrimoine ecclésial aux laïcs en fonction des  besoins et demandes du marché, immobilier en particulier. Mais ceci marque la fin de la bureaucratie écclésiale et un pas de plus vers la transformation du Vatican en une forme particulière de business royal folklorique à l'anglaise, avec des papes acceptant de jouer le rôle d'un roi ou d'une reine à la fonction purement symbolique. Bref gérer l'Eglise autrement c'est aussi la concevoir autrement. Nous n'y sommes pas encore.