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Paranormal et inexpliqué

  • On demande des chamanes pardon des prêtres !

    téléchargement (5).jpgA  l'aube de l'humanité comme aujourd'hui, le chamane est celui ( ou celle ) qui intercède entre l'au-delà et l'en-deçà pour assurer l'ordre du monde.

    Le chamane de l'époque préhistorique devient  à l'ère historique le prêtre roi, le plus connu étant  le  Pharaon  égyptien, ce garant de l'ordre cosmique sur terre et pour l’éternité.  Mais la fonction existait aussi à l'origine de Rome dont le  prêtre roi était  pontifex, le  faiseur de ponts entre les mondes sacré et profane. Son lointain descendant est  le  souverain pontife, dernier avatar du pontifex  (prêtre roi ) romain.  

    Lorsque la république romaine fut remplacée par l'Empire,  l'Empereur  incarna aussi la fonction sacrée du prêtre-roi romain. Il en fut de même pour les monarchies de droit divin selon  l'idée que le roi était le représentant de l'ordre cosmique. Il pouvait faire des miracles, comme par exemple le roi de France qui " guérissait des écrouelles".  Aujourd'hui les monarchies théocratiques ont disparu ou sont devenues folkloriques  et patrimoniales comme la monarchie anglaise mais aussi la théocratie catholique.

    La désacralisation culmine avec la crise des religions et le rejet de toute tradition sacrée.

    Ce n'est pas une bonne nouvelle car aucune société ne peut survivre sans référence au Sacré. C'est sans doute la raison pour laquelle nos sociétés désacralisées et sans curés redécouvrent les chamanes. Étrange paradoxe puisque la fonction du prêtre chrétien est aussi et d'abord celle d'un passeur d'âmes.

    Cela est encore plus vrai s'agissant de la fonction du prêtre roi, type pape ou Dalaï-lama.

    Ce dernier a renoncé à la fonction de prêtre roi, considérant à juste titre que la société traditionnelle tibétaine avait vécue. Il se contente d'être un gourou emblématique. Le pape, lui, est toujours  officiellement   Grand Chamane/prêtre roi en tant que vicaire du Christ. Le problème est que conscient de l'archaïsme  de l'institution il répugne à assumer sa fonction au point d'aller se ressourcer auprès des chamanes d'Amazonie pour s'en convaincre. Un comble !

    L'intuition ( le Saint Esprit ? ) du pape est juste, mais elle fait hurler les catholiques  "Tradis" qui ont raison sur la forme mais tort sur le fond.

    Ils ont raison car la construction spirituelle traditionnelle catholique est une voie vers l'Au-delà, un canal, en particulier à travers l'Eucharistie et le rapport à la Vierge. Les innombrables phénomènes paranormaux liés à cette voie de l'Esprit en attestent, qu'il s'agisse du culte marial, des vies de saints ou de la  médiumnité pure et simple constatée dans les groupes de prière et les communautés charismatiques.

    Les "Tradis" ont aussi raison de dénoncer  les conséquences de la désacralisation des sociétés. Nous en constatons aujourd'hui les effets. La panique écologique de Greta Thunberg ou du mouvement extinction rébellion illustrent cette désespérance  d'un monde désacralisé qui a perdu le contact avec l'Au-delà.

    Les "Tradis" posent donc un bon diagnostic mais parce qu'il sont figés dans la Lettre de la foi, ils ne voient pas l'Esprit divin à l'oeuvre  dans l'Evolution. La création est continue et l'Esprit s'invente lui-même éternellement. Refuser que l'Evolution affecte aussi la religion c'est refuser l'action de Dieu à l'oeuvre dans la sagesse interne de la Vie.

    Comment donc répondre à l'angoisse justifiée des "Tradis" et en même temps garder  foi en Dieu à travers  la Vie ? 

    Il faut partir du constat  que nous vivons  une nouvelle expansion de conscience comme à l'aube de l'humanité. Il en résulte une crise de la pensée, un chaos intellectuel qui affecte toutes les "vérités" établies. Cela vaut au plan scientifique. Les physiciens peinent à définir le réel au niveau quantique, la théorie du Big Bang n'en est qu'une parmi d'autres.

    Au plan culturel et spirituel cette débâcle de la pensée établie est illustrée par le grand bazar du mouvement New Age. Selon ses adeptes  nous serions entrés dans l'ère du Verseau qui verrait la mutation spirituelle de l'humanité. Celle-ci connaîtrait  un nouveau paradigme basé sur l'expansion de conscience ( pleine conscience, méditation, psy chamaniques et tutti quanti ..)

    Il y a beaucoup de verbiage et d'idées "fumeuses" dans le mouvement New Age mais c'est un fait que le chamanisme est de retour, et cela  parce que la demande d'intercesseurs, de prêtres en fait, est immense.

    Dans un monde éclaté de 7,7 milliards d'individus, seuls des passeurs d'âme peuvent nous permettre de garder notre liberté face à la normalisation robotique et à Big Brother. Les religions  sont donc nécessaires sinon elles sont remplacées par des ersatz; ce qui explique le succès des  footballeurs, chanteurs et leaders charismatiques.

     Mais ces ersatz de religion sont sans  garanties et au plan politique le pire serait le retour de grands chamanes diaboliques comme Hitler ou Staline ces précurseurs de Big Brother.

    Car le problème c'est bien Big Brother et le transhumanisme oppressif et purement matérialiste qui va avec. Plus que jamais il nous  faut  des intercesseurs d'âme vers le Dieu Vivant, c'est à dire le Dieu chrétien de la liberté de conscience, le Dieu qui renouvelle le monde à travers toutes les Apocalypses qu'il connait.

     Apocalypse veut  dire révélation et non destruction totale. C'est le renouvellement du monde que  nous commençons de vivre. Comme c'est passionnant de vivre ce temps !

    "Et je ferai toutes choses nouvelles " Apocalypse Jean II

  • Les religions dans le programme de l'Evolution.

    téléchargement.jpgSelon une étude américaine fondée sur des modèles mathématiques ( voir Sciences et Avenir n° 875 de janvier 2020 ) les dieux puis le Dieu unique seraient les inventions des sociétés complexes, ils auraient eu pour fonction le contrôle de ces sociétés. Bref il fallait inventer le Père Fouettard, les tabous, le hallal et le harram,le bien et le mal.

     Tout ça pour ça ! Tous ces ordis mobilisés pour une évidence, à savoir que  les religions font partie de l'évolution du Vivant. C'est un constat que l'homo religiosus est un homme déjà plus évolué qu'un simple primate et qu'il s'inscrit dans un processus d'évolution culturelle.

    Ceci constaté l'étude devient hasardeuse. Elle prétend que les chasseurs cueilleurs n'avaient pas besoin de dieux ou d'un Dieu moralisateurs  car dans un petit groupe tous se connaissaient et s'auto contrôlaient; ce qui reste à démontrer et se trouve démenti si l'on remonte plus haut dans l'échelle de l'évolution du Vivant. 

    En effet, au niveau des primates on constate que dans un groupe de gorilles il existe un mâle dominant  (schéma du"dieu" moralisateur) qui fait régner l'ordre en confisquant le dynamisme vital ( sexuel) à son profit, tandis que dans un groupe de singes bonobos l'ordre social est maintenu  par la copulation permanente et "démocratique". La joyeuse orgie des bonobos libère les tensions du groupe et y fait régner la paix des orgasmes libérateurs. Simples hypothèses bien sûr mais force est de constater que la nature use de moyens divers pour assurer l'ordre vital, l'hypothèse du Dieu père Fouettard des primates  évolués que nous sommes, n'en est qu'une parmi d'autres.

    Ce qui  parait établi par contre c'est que l'invention de la religion est un marqueur de l'évolution du Vivant. Cela apparaît lorsque nos lointains ancêtres  commencent à enterrer leurs morts et à imaginer un Au-delà. Puis dans un groupe plus évolué le chaman-prêtre explore l'Au-delà à travers la transe et il exprime ce qu'il y trouve dans la culture du groupe, il est l'ancêtre du prêtre roi pharaonique et fonde la caste des manipulateurs du Sacré. A noter que la manipulation du Sacré est aussi le fondement de tout pouvoir ( et du contrôle des sociétés humaines).

    L'étude rapportée dans "Sciences et Avenir" n'a donc rien de révolutionnaire, elle  n'est qu'une nième redite de l'idée de l'invention de Dieu par l'homme. Elle enfonce une porte ouverte.

    Faut-il continuer à étudier  ainsi les  religions pour prouver ce que tout le monde sait, à savoir qu'elles ne sont que des inventions humaines ? Je ne le crois pas. Et d'ailleurs  l'évangile initiatique de St Jean nous prévient sur le sujet : "Au début était le Verbe" (le mot )mais aussi le Logos qui permet le raisonnement, le rationnel et les beaux  discours, les doxa et les dogmes. Il faut aller au-delà du Logos pour se plonger dans le Vivant

    Dieu n'est qu'un concept philosophique, un simple mot,  cela va sans dire. Sauf que cela va mieux en le disant car ce mot oriente la quête intime dans le bon sens et la sauve de l'absurde ou de la futilité.

    A partir du mot Dieu, on peut  étudier utilement les religions en partant  du biologique, du conscient et de l'informant.

     Pour cela privilégions l'étude  des états de conscience modifiés  et des phénomènes mystiques qui très souvent sont porteurs d'informations  remettant en cause aussi  bien la spatio temporalité que le principe de causalité. Là se situe  la frontière de la recherche fondamentale, la grille quantique qui unit et sépare de l'Au-delà, là où l'expérience  intime ( non communicable hélas !) peut-être étayée par la méthode scientifique, à travers par exemple les statistiques. 

    Un point est sûr cependant, les religions  ont joué, et jouent encore, un rôle moteur dans l'évolution du Vivant vers un ordre plus complexe. De plus aujourd'hui  elles semblent irremplaçables comme facteurs d'auto contrôle d'une société mondialisée, l'alternative étant le super ordinateur Big Brother. Big Brother ou Dieu, il faut choisir. La dictature numérique ou l'usage spirituel de la liberté.

    Les Chinois hésitent sur la question. Afin d'assurer le contrôle et la survie d'un milliard trois cents millions d'individus ils ne savent trop s'ils doivent compter plutôt sur le Confucianisme que sur la reconnaissance faciale généralisée.L'avenir de la société chinoise semble être celui de la dictature de l'intelligence artificielle mâtinée de Confucianisme pour la rendre plus acceptable.

    Ces perspectives toutes proches  pointent vers un transhumanisme déshumanisé. Pourtant  gràce à Dieu au sens propre, tout espoir  n'est pas perdu de sauver l'humanisme.  Cet espoir repose dans la liberté chrétienne, cette liberté qui associe l'auto contrôle de l'individu au souci du salut collectif. Cet humanisme transcendental  repose dans l'exemple et les enseignements écologiques d'un certain Jésus, le prototype de l'homme évolué en route vers ce que Teilhard de Chardin appelle la Noosphère ou sphère de l'Esprit, à l'horizon de l'Evolution.

    C'est en cela que Jésus est Christ, l'homme en voie de spiritualisation que nous sommes tous, comme l'est cette planète qui, à travers ses convulsions, évolue vers un niveau de conscience plus élevé qui lui permettra de surmonter  la crise globale dans laquelle elle est entrée. 

     

     

  • Mariologie, paranormal et dogmatisme.

    téléchargement (9).jpgLa mariologie est une spécificité  catholique qui met en valeur l'aspect féminin du Sacré. Cette dimension féminine du Sacré s'exprime à travers des phénomènes qui posent des questions fondamentales sur le rapport de la conscience à la réalité physique. Les apparitions mariales interrogent la science mais s'insèrent également dans une lecture purement religieuse catholique.

    Sur le sujet on peut être agnostique (c'est à dire reconnaitre l'incapacité de la raison à apporter des réponses définitives )  mais également, à travers l'archétype féminin chrétien on peut prier les puissances de Vie que manifeste le phénomène. Cette concession de la raison au  religieux ne peut justifier cependant aucun dogmatisme. 

    Le pape François l'a bien compris et c'est pourquoi il refuse de  promulguer un cinquième dogme marial concernant Notre Dame de Guadalupe, et cela malgré la pression de certains milieux latino américains. ( voir sur le sujet le journal La Croix et l'homélie du pape dans la basilique St Pierre en date du 12 décembre )

    C'est une chose d'encourager la foi populaire, c'en est une autre que de proclamer que Marie est "Co rédemptrice " avec le Christ. La promulgation d'un tel dogme ne pourrait que  nourrir d'inutiles discussions et éloigner un peu plus du catholicisme nombre d'esprits choqués par le dogmatisme.

    La vérité ( relative ) du catholicisme, n'est pas dans  son dogmatisme ( son poids mort historique),  mais  dans la dynamique du Vivant qui est au cœur de ses symbolismes.