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Christianisme - Page 97

  • Divorcés remariés : quelles pistes pour avancer ?

    téléchargement (8).jpgCeci est une réaction de divorcé remarié au débat diffusé sur KTO le 9 juillet 2019.

    Il y avait du beau monde sur le plateau de KTO pour réagir aux témoignages de catholiques divorcés et remariés diffusés en ouverture du débat : l'évêque d'Oran, la rédactrice de " La Croix", une spécialiste du Droit Canon et un juge de l'Officialité ( Tribunal ecclésiastique en Droit Canon, chargé souvent de prononcer la nullité d'un mariage ) 

    Ces personnalités donnèrent des réponses pour avancer sur un problème ...qui n'en est pas un,  non seulement pour le reste de l'humanité non catholique mais également pour l'immense majorité du milliard et quelques de catholiques.

    Much ado about nothing, car le"problème" n'a rien de Shakespearien, il ne concerne que les quelques catholiques résiduels  prenant encore au sérieux la construction dogmatiue archaïque qui prétend verrouiller dans l'absolu ce qui relève du relatif, à savoir l'amour humain.

    Ce discours  associe l'indissolubilité  du mariage à l'accès à l'eucharistie, comme si seuls les apôtres mariés avaient eu le droit de partager un repas avec Jésus ! 

    On comprend donc la gêne que pose la situation actuelle dans une société qui compte de plus en plus de catholiques divorcés et remariés. Il faut pourtant des règles, encore faut-il qu'elles ne soient pas absurdes.

    Pourquoi en est-on là ? Parce que le bon sens, dans l'église catholique, se heurte  à la peur des forces conservatrices qui confondent l'Eglise et sa construction dogmatique. Pour ces forces l'Eglise est une robe sans couture et quiconque tire sur un fil défait l'ensemble. Les mêmes forces voudraient reconstruire ND de Paris à l'identique sauf que les chênes millénaires de la charpente n'existent plus et que l'innovation s'impose.

    Innovez, mais innovez-donc nom de Dieu !

    Mais ceci n'est que l'humble avis d'un catholique divorcé, remarié et heureux, heureux parcequ'il a la foi en la Vie, rien d'autre que ce qu'enseignait un certain Jésus qui aimait les femmes et le vin, et n'hésitait pas à renverser les tables quand il le fallait.

  • Trois bonnes raisons pour mettre les pieds dans une église.

    350px-Spain_Santiago_de_Compostela_-_Cathedral.jpg   La messe, surtout en latin, m'ennuie profondément et je préfère célébrer l'eucharistie, c'est à dire la  Vie, en partageant le pain et le vin autour d'une table d'apéritif. Je n'aime pas non plus les discussions théologiques car rien ne peut être dit du mystère absolu de l'existence, sinon que nous sommes sur terre pour vivre, c'est à dire aimer et créer.

    Pourtant, parfois, je vais à l'église  et voici pourquoi. J'ai trois bonnes raisons pour le faire.

     D'abord une église est un marqueur  de mon identité culturelle chrétienne et occidentale.  Je suis allé jusqu'à Compostelle pour affirmer cela. J'ai mis trois mois pour affirmer ce que je suis et ce que je veux maintenir. 

    Je vais aussi à l'église parfois pour prier et exprimer ma foi en la Vie. Je peux certes prier et adorer partout, dans la nature comme dans une mosquée ou une synagogue, mais pour prier avec d'autres je préfère mes repères collectifs et patrimoniaux. Nos églises en font partie et rien n'est plus triste que de les voir disparaître du paysage.

    Enfin et peut-être surtout c'est dans une église que  l'amour du prochain  prend sens. Malgré toutes ses turpitudes, le catholicisme est exemplaire dans la prise en charge des urgences caritatives. En dépit de ses provocations avec les migrants le pape François contribue à humaniser notre monde trop souvent indifférent à la souffrance humaine.

    Trois raisons donc pour entrer dans une église mais pas de quoi faire Eglise. Il y faudrait pour cela une remise en cause fondamentale de la pensée dogmatique et pas seulement dans le catholicisme. Mais  ceci est une autre histoire.

     

     

     

  • Premiers chrétiens et islamistes même combat

    x17740783.jpgLes rapports sur l'islamisation de la société française s'accumulent, le dernier en date vient de paraître le mercredi 26 juin. Il concerne l'islamisation progressive de nos services publics. Le phénomène semble inédit mais  en fait il  n'est pas différent du problème posé  par les chrétiens à la société et à  l'administration romaine il y a 2000 ans.

    Le christianisme, avant de devenir officiel et romain, fut d'abord une sécession radicale au sein de la société romaine. Les chrétiens refusaient les dieux de la cité et d'abord le culte impérial. De ce fait ils étaient les ennemis de l'intérieur. Mais les Romains ne croyaient plus à leurs dieux aussi  les  chrétiens  purent-ils redonner du sens à un Empire cosmopolite qui n'était plus romain que de nom.

    Nous vivons la même situation. Les islamistes refusent la loi républicaine ( sauf pour l'instrumentaliser  ) et ils ne peuvent accepter la République que si elle devient islamiste. Ils sont en sécession radicale dans une société en crise de valeurs et qui craint l'Apocalypse écologique et sociétale. Dans ce désarroi, et face au chaos sociétal croissant, la certitude absolue de l'islam apparait comme une réponse rassurante.

    L'islamisme en France ( et plus généralement en Europe ) préfigure-t-il la prise de pouvoir par l'islam comme le firent les chrétiens à Rome ?

    La réponse est biologique et culturelle. Une immigration musulmane non maîtrisée dans une société "déboussolée" qui ne fait plus d'enfants  imposera un islam obscurantiste de manière purement biologique.

    Au contraire, dans l'hypothèse d'une immigration maitrisée et d'une révolution culturelle ancrée  dans les valeurs judéo-chrétiennes, l'islam peut influer positivement en reposant la question de Dieu au coeur d'une société en perte de repères. Déjà les mamans musulmanes, comme les chrétiennes, se révoltent lorsque l'école prétend imposer une vision du monde LGBT à leurs enfants.

    Voilà  ce qui est en jeu au-delà des nombreux rapports parlementaires, ou autres, qui constatent les progrès de l'islamisation de notre société .