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Agenda - Page 2

  • III Une Encyclique pour les nuls.

     

     

     

                                                         Références : Saint Constantin, Saint Augustin et Saint Bernard.

     

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    III  Magnifica Humanitas  : Dieu et César

     L'IA sera t elle mise au service de la culture du pouvoir ou servira t elle une civilisation de l'Amour? Telle est l'alternative selon le Saint Père, une alternative qui pose question tant sur la forme que sur le fond.

    Peut-on parler de civilisation de l'Amour ? Le mot Amour est trop usé et l'on y met trop de choses dessous pour qu'il soit approprié. Je préfèrerais que l'on proposât une civilisation de l'Esprit sain(t), non pas opposée mais ancrée dans une authentique culture du pouvoir, c'est à dire au service de l'Esprit sain(t). 

    Le pouvoir est trop souvent au service de l'inutile, du futile ou des instincts les plus primitifs de l'être humain : sexe, argent et inflation parasitaire de l'égo. Il n'en est pas pour autant condamnable en soi mais en ses dérives. Le pouvoir est une donnée fondamentale du catholicisme depuis que Saint Constantin le fit religion de l'Empire romain.  Le Saint Père ne peut donc nier qu'il est un homme de pouvoir,  l'église romaine est parfois définie comme césaro papiste. L'Encyclique pratique l'omerta sur le sujet, à tort  car le pouvoir est justifié lorsque César est mis au service de Dieu. Pourquoi ne pas le dire et cela d'autant plus que  Saint Augustin veut construire la Cité de Dieu, une cité civilisée  c'est à dire policée.

    C'est aussi le catholicisme qui plus tard inventa l'idéal  de la chevalerie chrétienne. Un idéal  qui consistait à mettre la force au service de la veuve et de l'orphelin. Cet idéal n'est rien d'autre que celui du Djihad chrétien. La vie spirituelle  est d'abord un combat pour le pouvoir sur soi même, c'est ensuite un combat collectif au service de Dieu. C'était l'idéal cistercien et de  Saint Bernard qu'il expose dans son " Eloge de la nouvelle milice", celle des Templiers, qui venait d'être créée.

    Mais ceci est une autre histoire . Pour l'heure l'urgence est que l'Eglise assume d'être un pouvoir dans le chaos qui s'annonce et un recours de l'Intelligence inspirée par la foi,  face à l'Intelligence mise au service du Mal. Car l'IA n'existe pas. Sous ce nom il n'y a que la démission de la liberté humaine face au pouvoir du Mal.

     

     

  • II Une Encyclique pour les nuls.

     

     

     

     

     

     

     

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    II Magnifica Humanitas : tout un programme.

    Le chapitre 2 de l'Encyclique s'intitule  "Fondements et principes de la doctrine sociale de l'Eglise", autrement dit tout un programme mais sans objectifs concrets puisque l'Eglise  moud dans l'Eternité. Ce n'est pas le cas du Vatican. Celui-ci depuis son origine est symbolisé par une figure césaro théocratique dont les choix partisans divisent souvent le monde et les catholiques eux-mêmes.

    Ce constat n'enlève  rien à l'intérêt d'une doctrine dont les fondements sont ancrés dans l'être humain en tant qu'image de Dieu.  En l'occurence il s'agit du Dieu trinitaire chrétien, le Dieu vivant révélé en Jésus Christ comme communion du Père, Fils et Saint Esprit dans une relation qui se donne entre personnes et se donne ainsi au monde. Il s'agit là d'un symbolisme mystique de très haut niveau, malheureusement très peu accessible au grand public. La présentation  dogmatique n'arrange rien et le Dieu trinitaire cause même scandale parmi les juifs et surtout les musulmans. C'est regrettable car face au désenchantement du monde et aux dangers de l'IA  il suffit de rappeler simplement l'essentiel, à savoir qu'il n'y a de Dieu que Dieu. La doctrine sociale de l'Eglise en découle et ses  principes fondateurs  sont les suivants dans l'ordre de présentation de l'Encyclique.

    A la base il y a le principe de la recherche du bien commun et celui de la destination universelle des biens. Ce principe  fonde le refus de l'accaparation individuelle des biens au seul profit de l'individu.

    Ensuite il y a le principe de subsidiarité  qui implique le choix politique d'une démocratie ancrée dans les décisions prises à la base de tout système de pouvoir. Concrètement cela fait du système suisse le modèle de l'organisation politique et implique une synodalité très poussée au sein de l'institution ecclésiale. Les gardes suisses en seront d'accord mais le rappel du principe de subsidiarité est très gênant pour l'institution romaine qui est une structure pyramidale et centralisée.

    Les principes de solidarité et celui de la justice sociale renvoient à la pensée socialiste des 19 è et 20 è  siècles mais ils n'entrainent aucun soutien du marxisme athée. Au contraire et  en conclusion le pape rappelle que le but de l'existence ne se réduit pas à la satisfaction des besoins économiques  mais au développement de l'être humain dans toute ses dimensions.

    A chacun de fonder ses choix politiques en fonction de ces principes mais en gardant à l'esprit que le but c'est le développement  de la personne humaine dans toutes ses dimensions pour aboutir à son épanouissement spirituel.

    Le programme étant ainsi défini cela nous amène à la question de sa mise en oeuvre personnelle et collective et à l'inévitable problématique de la relation entre Dieu et César, thème de la prochaine note.

     

     

     

  • I Une Encyclique pour les nuls.

     

     

     

     

     

     

     

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    I Magnifica Humanitas 

    Un message universel

    A travers l'Encyclique "Magnifica Humanitas" le pape Léon XIV s'adresse au monde entier, son message est donc catholique à la lettre puisque puisque catholicos signifie universel.

    L'exercice est bienvenu mais il n'est pas sûr qu'il soit toujours bien compris, c'est pourquoi je propose une série de quatre notes que l'on peut traduire par "Une Encyclique pour les nuls". C'est en effet les non catholiques  que le pape doit convaincre et aussi des nuls comme moi, baptisés, pas très pratiquants et qui ne demandent qu'à l'écouter.

    Partisan d'une Eglise authentiquement catholique dans le sens d'universel, j'éprouve donc un immense respect  pour la personne du pape mais  je me garde de le considérer comme infaillible et  je ne reçois  ses paroles d'évangiles qu'après examen critique.

    Ceci explique pourquoi j'ai placé  cette note sous le signe de Jérusalem et non de la Place Saint Pierre, histoire de  le prendre au mot puisqu'il  s'adresse au Peuple de Dieu et à l'Eglise ( avec un grand E ) bien au-delà des murs de Rome. En bonne logique cela signifie  que le Peuple de Dieu rassemblé regarde vers Jérusalem, tout autant que vers Rome et sa bureaucratie religieuse. Cette dernière a cependant le mérite d'exister et de constituer un patrimoine spirituel  indispensable à la construction d'une Eglise qui est toujours devant nous, à l'horizon de Jerusalem précisément.

    En route donc vers Jérusalem mais départ Place Saint Pierre à Rome. Car c'est à Rome que le Peuple de Dieu est représenté, sans lui et  sans Rome Jerusalem ne peut être reconstruite. Ce n'est pas moi qui le dit mais le pape lui-même.  Dès l'introduction de son Encyclique il nous met en garde contre la nouvelle tour de Babel mondialisée, vouée à l'effondrement,  et  il nous enjoint de rejoindre Néhémie afin de l'aider à reconstruire la Cité Sainte.

    De beaux symboles direz-vous ? Certes mais qui décrivent la réalité de notre monde et nous obligent à des choix face à l'IA à laquelle est consacrée l'Encyclique. Selon Léon XIV pour rester des humains face à l'IA il faut mettre en oeuvre la Doctrine Sociale de l'Eglise, c'est à dire les documents et Encycliques du Magistère romain. Cela vaut d'y réfléchir et d'y consacrer trois autres notes. La prochaine portera sur la Doctrine sociale de l'Eglise, la troisième sur Dieu et César. Et la dernière nous éclairera sur le sens de l'Evolution  : Posthumanisme avec Big Brother ? ou Noosphère teilhardienne avec Christ au point Omega ?