
Trump dérange les Européens parce qu'il n'est pas l'image de l'Amérique de leur coeur empreinte d'idéalisme et surtout de beaucoup d'illusion sur la réalité américaine. Trump est le pur produit de l'ADN historique américain. Trump nous rappelle que l'Amérique a été fondée par des rebelles qui fuyaient l'Europe honnie avant de s'en émanciper après une révolte anti coloniale.
La jeune Amérique s'opposa d'abord à l'Angleterre pour se libérer d'elle. Plus tard elle aida les latinos à se débarrasser des Espagnols. Enfin, après la seconde guerre mondiale, elle remplaça les Empires européens par son propre Empire au nom des Droits de l'homme et du dollar roi.
Aujourd'hui, avec ou sans Trump l'Oncle Sam voit dans le Groenland et le Canada les derniers vestiges de l'Europe en Amérique. Cela pourrait augurer des évolutions surprenantes qu'il vaudrait mieux anticiper plutôt que de les subir. Cela concerne le Danemark mais aussi la France.
Dans sa volonté de réorganiser l'Amérique du nord, Canada inclus, Trump pourrait s'appuyer sur le nationalisme québécois comme il veut le faire au Groenland avec les eskimos. En bref inciter Groenlandais et Québécois à couper définitivement les derniers liens qui les rattachent encore à l'Europe, comme par exemple ce vieux roi d'Angleterre qui est toujours le chef de l'Etat canadien.
Difficile à imaginer mais avec Trump le Far West est de retour. Les paris sont ouverts et partout les nationalistes misent sur lui, au Groenland et au Québec comme en Europe même.
Georgia Meloni, Orban et d'autres sont prêts à jouer le jeu de Trump, au prix de la paix russe en Ukraine et de la dislocation de l'UE. 2026 pourrait bien être l'année historique de la fin de l'ordre mondial établi en 1945. Merci Trump ce grand dérangeur du vieux monde qu'il contraint à se réinventer.

