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  • Ces croyants qui n'ont pas la foi

    images (7).jpgLe drame autour de Vincent Lambert pose la question fondamentale de notre relation à ce que nous appelons la vie et/ou la mort. Euthanasie ou avortement c'est la même question.

    De ce point de vue l'attitude des parents de Vincent Lambert parait contradictoire avec leur point de vue religieux.

    De deux choses l'une en effet :

    Ou bien ils croient  à la vie éternelle et dans ce cas ils ne peuvent que laisser partir leur fils. Leur attitude est celle de parents possesifs et égoïstes. ( Inversement on comprendrait que des parents athées et matérialistes  veuillent garder leur fils dans le coma en refusant la fin de vie définitive selon eux )

    Si la vie est un continuum éternel la vie biologique terrestre n'est qu'une section relative de ce continuum. La définition de cette section est toujours arbitraire. Au plan biologique il est impossible de définir de manière absolue le moment précis du début comme celui de la fin de vie. Nos définitions sont toujours contestables et dans ce cas des considérations simplement humaines doivent motiver la décision de l'avortement ou celle de la fin de vie biologique.

    Dans le doute abstiens toi de positions absolues et permets l'avortement ou l'euthanasie passive ( l'arrêt des soins palliatifs ) d'une manière strictement limitée. Toute attitude laxiste en la matière revient à nier le caractère sacrée de la vie éternelle au-delà de son expression biologique.

    Mais en ce domaine il y aura toujours des contestations d'esprits extrémistes et déraisonnables. Faisons donc en sorte que sur ces sujets la loi soit aussi raisonnable et précise que possible.

  • Eurovison et amour du prochain.

    amour-khodr.gifFacile à dire, plus difficile à faire. Passe encore quand le prochain a la même gueule que vous, beaucoup plus difficile, voire impossible, quand le prochain en question ne vous ressemble pas, mais alors pas du tout.

    C'est la réflexion que se sont fait beaucoup de français en apprenant que la France serait représentée par un très  bizarre chanteur ou chanteuse ( on ne sait pas au juste),  et arabe de surcroit . Pouah ont-ils  réagi,  tandis que les fans du lobby LGBT applaudissaient et occupaient l'espace médiatique et les réseaux sociaux, y compris après l'échec de leur champion.

    Méchants racistes contre apôtres de l'amour universel ? Pas si simple.

    L'Eurovision et ses trucages ( les bookmakers ne s'étaient pas trompés sur le résultat ) n'a pas pour finalité de mesurer l'amour du prochain dans l'opinion, mais de faire beaucoup de fric en son nom.

    Et tant pis pour Bilal à qui je présente mes condoléances pour l'instrumentalisation dont il est l'objet de la part de forces qui le dépassent. Condoléances d'avoir vu son rêve brisé. A chacun le sien, il avait envie de gagner  et je ne peux avoir que de l'empathie face à son échec. Pour moi c'est cela aimer mon prochain à travers Bilal.

    Mes condoléances aussi à celles et ceux qui, en regardant  Bilal, voient s'effondrer les repères auxquels ils sont attachés. J'en fais partie et je ne me reconnais pas dans la France de Bilal et de la culture pub et fric qui l'instrumentalise. Mon prochain me ressemble, il est blanc, chrétien et parle un français qui ignore le jargon anglopub, ce prochain là a droit au respect lui aussi.

    L'amour du prochain s'exprime dans une saine relation à la réalité sociale et culturelle et il devient une dangereuse perversion lorsqu'il s'oppose à l'ordre collectif qui lui permet de s'exprimer. De ce point de vue un  certain christianisme est subversif lorsqu'il place l'Autre avant soi-même et contribue ainsi à détruire l'ordre social.

    Ce ne sont pas les barbares qui ont détruit l'Empire Romain, mais les chrétiens qui ont conduit la révolte des esclaves et la perversion des meilleurs esprits romains. Lorsque l'officier romain Martin sectionne son manteau d'uniforme d'un coup de glaive pour le partager avec un mendiant, il donne un magnifique exemple d'amour du prochain, il devient alors Saint Martin, mais en même temps il signe l'arrêt de mort de l'ordre romain.

    Avec Bilal et l'Eurovision nous en sommes là. Au nom de l'amour légitime dû aux êtres différents et aux minorités hors normes, nous sommes en train de détruire le socle des valeurs normatives de  la culture occidentale. Bilal n'y est pour rien mais les élites  de notre société mercantile y sont pour beaucoup. Ce sont  elles qui  effacent tous les repères afin de mieux asseoir le pouvoir du fric tout puissant.... au nom de l'amour du prochain et du drapeau arc en ciel !

  • L'Eglise de Benoît et celle de François.

    F0007202.jpgDerrière l'imposante façade du Palais papal, rien ne va plus dans l'église romaine devenue bicéphale.

     Benoît et François rament dans des directions opposées; ce qui ne fait pas avancer le vaisseau de St Pierre au milieu de la tempête.

    Aux dernières nouvelles, le mardi 30 avril une vingtaine de prêtres et d'évêques ont publié une tribune au vitriol sur le site Lifesitenews, dans laquelle ils accusent le souverain pontife de "crime hérétique" selon le Midi Libre.

    Au cœur de la querelle il y a deux conceptions opposées de l'Eglise. Pour les uns, les partisans de Benoît, rien ne doit changer, l'Eglise serait un roc au milieu de la tempête, l'ultime refuge des fidèles du Christ. Vue  de l'extérieur cette église-là ressemble à  un musée plus qu'à un refuge.

     A l'opposé François ne se soucie pas du patrimoine, il ne veut même pas payer pour Notre Dame de Paris et transformerait volontiers paroisses et monastères en auberges à migrants,y compris musulmans, voire surtout musulmans au nom de l'amour de l'Autre.

    François scandalise, Benoît bétonne. Une situation intenable mais est-ce si grave ?

    L'Eglise n'est-ce pas la communauté chrétienne idéale dans sa diversité ?

    Si l'église catholique se réduit aux révolutions de palais et autres pantalonnades romaines qui décrédibilisent le Vatican cela n'est pas grave, c'est même un bien. En effet l'affaiblissement et le déclin de la bureaucratie vaticane  nous ramènent  aux origines chrétiennes, avant le césaro papisme, lorsque l'évêque de Rome n'était qu'un évêque parmi d'autres.

    Le christianisme n'est pas en déclin mais son image est affectée par la crise de la principale institution qui l'exprime. Oublions donc le Vatican ! Saluons l'évêque de Rome comme Primus inter pares ! Et  surtout soyons fidèles à la Parole d'un certain Jésus portée par  les innombrables églises qui se réclament de Lui !