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Art et Création - Page 3

  • L'Europe américaine/ American Europe

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Avec ou sans Trump les relations transatlantiques et l'Otan sont solides car une partie de l'Europe est en fait américaine. Il faut s'attendre cependant à une profonde réorganisation de cette relation.

    With or without Trump Nato and the transatlantic link are strong because  part of Europe is effectively american. However we should be prepared for a profound reorganization of this  relationship.

    L'Europe est américaine de fait, les Européens le découvrent mais Trump ne le sait pas. Pas plus qu' Il ne sait que le Groenland est de fait américain, comme l'Otan et l'UE ces produits du génie américain  qui ont assuré à l'Europe trois quarts de siècle de paix et de développement. 

    Europe is indeed american. Europeans are becoming aware of this but Trump does not know it. He also does not know that Greenland is indeed american just like Nato and the EU, these products of american ingenuity that have ensured Europe three quarters of a century of peace and development.

    Le problème est qu'aujourd'hui l'Europe est en guerre civile avec la Russie et fournit à Trump l'occasion de gonfler son égo à ses dépens. Une situation nouvelle qui oblige à penser l'avenir de la relation transatlantique .Pour cela il faut se fonder sur les seules repères géopolitiques et se hasarder à un exercice de prospective qui fait ressortir quelques pistes. Etat des lieux.

    The problem is that today Europe is in a civil war with Russia and gives Trump the opportunity to boost his ego at its expense. This is a new situation that entails a new assessment of the transatlantic relationship. For this we should rely solely on geopolitical markers and venture into a forward-looking exercise that highlights some possible avenues. State of the game.

     En ce début de 2026  l'Amérique est la seule référence d'une bonne partie de l'Europe qui semble devoir vouée à l'américanisation totale et irréversible. J'ai nommé l' Europe du nord,  tellement  atlantique et américanisée que  les Islandais commencent à s'inquiéter pour l'avenir de leur langue. (Les jeunes Islandais ne parlent plus que l'américain des smartphones et ne lisent plus au point d'oublier les  sagas dont leurs parents sont si fiers).  Le Groenland est américano danois de fait et l'on peine à comprendre quelle différence ferait un chiffon de papier diplomatique signé par le Danemark.

    At the beginning of 2026, America is the only reference for a large part of Europe which seems destined for total and irreversible Americanization. I mean Northern Europe. It is so Atlantic oriented and Americanized that Icelanders are beginning to worry about the future of their language (   young Icelanders only speak the American of smartphones to the point of forgetting the Sagas their parents are so proud of) . Greenland is de facto American Danish and it is hard to understand what difference a piece of diplomatic paper signed by Denmark would make.

    A la Scandinavie américanisée Il faut associer  les  iles britanniques. Les Anglais ont mis du temps à comprendre que leur Empire s'était fondu  dans un autre Empire dans lequel ils n'ont plus rien à dire.  L'échec du Brexit ne fut que la grande illusion du retour de l'Empire britannique. On connait la suite. Exit Britannia , le monde anglophone est désormais américanophone.

    To Americanized Scandinavia , one must add the British Isles. The English took e long time to understand  that their empire had merged into another Empire in which they had no say. The failure of Brexit was nothing more than the failure to return to the British Empire. We know what followed. Exit Britannia, the English-speaking world is now the American-speaking world.

    Autres extensions américaines en Europe : la Pologne et les pays baltes. Ces pays portent la casquette américaine pour  des raisons de sécurité face à la Russie. La Hollande et le Portugal la portent également par amour du commerce et des courants atlantiques.  Bref une bonne partie de l'Europe est déjà américaine de fait. Dans ce contexte il parait illusoire de penser  l'Europe comme une puissance neutre  et autonome des Etats Unis. Même Trump ne parvient pas à se débarrasser de cette Europe énamourée de l'Amérique.

    Other American extensions in Europe : Poland and the Baltic countries. These States wear the American cap for security reasons vis-à-vis Russia. The Netherlands and Portugal also wear it out of love for trade and Atlantic  currents. In short a large part of Europe is de fact american.  In this context it seems unrealistic to think of Europe as a neutral power, independent of the United States. Even Trump cannot get rid of this Europe enamored with America.

    L'avènement d'une puissance européenne neutre et autonome ne peut être écarté cependant. Cette Europe auto centrée  se situe au sud et à l'est de la Mitteleuropa, l'Europe centrale et danubienne.

    The emergence of a neutral and autonomous Europe cannot be ruled out however. This self dependent Europe is located south and east of the Mitteleuropa (central and Danubian  Europe). 

    Avec ou sans Trump c'est avec  cette Europe là, l'Europe européenne, que l'Amérique devra compter à l'avenir. 

    With or without Trump, it is with this European Europe that America will have to reckon in the future.

     

     

     

  • Mourir pour le Donbass ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Mourir pour le Donbass ?

    Pour les Américains c'est non, Trump ne soutient plus les positions maximalistes de Kiev au sujet du Donbass et de la Crimée.  En fait la paix serait déjà faite si Zélensky n'était pas soutenu dans son extrémisme  par les Européens, Macron en tête. Est-ce bien raisonnable ?

    Sans l'Amérique cette guerre peut-elle être gagnée par la "coalition des volontaires" ? A ce jour c'est un pari risqué. Certes face à  une Europe réarmée la Russie ne ferait pas le poids mais pour l'heure et  dans un prochain avenir, elle pourrait marquer des points  décisifs que les Européens ne pourraient compenser sans s'engager dangereusement. Or à ce  jour ils n'y sont pas prêts.

    C'est donc le facteur temps qui va décider de la victoire.  Sur le terrain  l'opération militaire spéciale de la Russie  a  échoué contraignant Poutine à mener une vraie guerre dans laquelle il s'enlise . Il mise sur le temps car il constate que cette guerre n'intéresse pas les USA et il ne prend pas les Européens au sérieux. C'est là son erreur car de leur côté les Européens de l'ouest misent aussi sur le temps  pour se réarmer et lui faire face. 

    Mais pour se réarmer les Européens peuvent-ils se passer des Etats Unis ? A quoi bon en effet acheter des F 35 si au bout du compte ils ne sont utilisables qu'avec leur accord ?

    Questions pour conclure. Mourir pour le Donbass ? Que nenni disent les Américains. Pas encore disent les Européens.  Les divergences s'aigrissent et cela pourrait conduire, sinon à un divorce, du moins à une séparation de corps. Mais pour l'heure  la "coalition des volontaires" achète surtout des...F 35.. L'Europe est toujours américaine.

     

  • Trump et le nouveau Moyen âge.

     

     

     

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    Face à Donald Trump nos élites sont désemparées  parce que, contrairement à lui, elles n'ont pas compris que le Moyen âge est de retour. Le Moyen âge et non le Far West. Le Far West ce fut la ruée vers la frontière alors que ce que nous vivons est l'inverse, c'est la fin du " nation building" et des frontières reconnues par le Droit. 

     A la place de ce monde onusien et juridique mis en place après la seconde guerre mondiale, apparait un monde médiéval qui ignore toutes les  frontières et qui se fonde sur les féodalités des pouvoirs de fait. 

    La création  du Conseil pour la paix à Gaza par Donald Trump est l'illustration de ce nouvel état du monde, un monde dans lequel l'initiative privée et le business tendent à se substituer aux institutions nationales et à l'Onu. Celle-ci est discréditée et les Etats nations démocratiques se réduisent comme peau de chagrin. Ils sont  le plus souvent en faillite, comme la France, ou aux mains de mafias comme la Russie ou les narco Etats. 

    Dans ce vieux monde en faillite Donald Trump croit aux valeurs de l'entreprise capitaliste associée à la force brute. Gaza est son champ d'expérimentation préféré. A Gaza il cherche donc à  relativiser l'influence de l'Etat sioniste et des fictions juridiques palestino onusiennes au profit d' entreprises mues pas le seul appât du gain. 

    Dans ce monde néo médiéval  les  intérêts des grands féodaux de l'économie mondialisée priment sur ceux des vieilles nations en déclin, ces dernières n'ont d'autre choix  que  de se soumettre à l'un des deux grands Empires dominant, chinois ou américain. Si la Russie ne revient pas à l'Occident elle est vouée à la mongolisation.

    Pour l'UE, soucieuse d'éthique et de Droit international, mais vassalisée dans l'Empire d'Occident,  le moindre mal serait de partager l'Empire avec l'Amérique sur le modèle de l'Empire Romain finissant. (Rappelons qu'il fut partagé en deux pour mieux faire face aux Barbares).  L'autre choix serait de devenir une super Suisse, neutre, mais respectée par sa puissance militaire  et la garantie nucléaire française. Un défi politique qui passe par une remise en cause fondamentale de l'UE sous sa forme actuelle et une réévaluation de la relation à la Russie.

    Merci Mr Trump de nous obliger à bouger.