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Actualité en lecture spirituelle

  • Le diable en question sur Cnews

     

     

     

     

     

     

     

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    Source Emission " En quête d'esprit" 26 avril 2026.

    Le thème du débat était le rapport du catholicisme à l'ésotérisme et à l'occultisme. Autour de Véronique Jacquier étaient réunis un prêtre exorciste et des personnes témoignant des méfaits de leur addiction à des pratiques occultistes. Un débat à charge malheureusement et très réducteur. Selon le prêtre exorciste, en dehors de l'église catholique, toute pratique magique relève du diable. Selon  lui la magie blanche visant au salut mental et spirituel des personnes n'est qu'illusion diabolique et les témoignages apportés sur le plateau allaient dans ce sens bien sûr. La présence d'un psychiatre aurait été bienvenue.

    Hors l'Eglise point de salut ! Tel était le message, un message qui mériterait d'être expliqué et nuancé pour être entendu. Comment expliquer en effet que les églises catholiques se vident alors que prospèrent les officines ésotériques les plus farfelues ?  Est-ce l'oeuvre du diable ou une stratégie de vente mal adaptée ?  On pourrait le penser en constatant le succès des évangélistes qui font de leurs grand messes des spectacles magiques hauts en couleur, avec Jésus médium présent au milieu de la salle.  A noter également que dans le catholicisme lui-même ce sont les intégristes qui font des adeptes en refaisant de la messe un opération magique autour de l'Eucharistie. La magie a donc du bon si elle est celle de la bonne doctrine.

    Du point de vue de la raison et d'une foi vraiment catholique il parait nécessaire cependant d'être à la fois ouvert à la dimension magique du réel et prudent quant à ses implications dans la conscience individuelle. Tout interdire et voir le diable partout est une attitude obscurantiste .Il faut au contraire expliquer la dimension magique de la foi aux esprits modernes. Comment peut-on réduire au diable la voie spirituelle du bouddha  ou celle des Saddhus de l'Inde ? La voie du soufi musulman est-elle condamnable alors qu'elle est semblable à certains aspects du mysticisme chrétien ?

    En tant qu'esprit catholique c'est à dire ouvert sur l'universel cela me parait impossible, même si je reconnais dans la voie du Christ la convergence sommitale de toutes les voies.  Craignons la magie oui et ne faisons pas de l'Eucharistie un rituel cannibal par exemple ! Sachons aussi discerner ce qui relève du Mal et ce qui relève de la psychiatrie, mais n'interdisons pas la liberté de la conscience individuelle qui cherche sa propre voie vers Dieu !

    Conclusion : hors l'Eglise point de salut ? Disons que l'Eglise est un chemin bien balisé vers Dieu, la meilleure option pour la plupart car beaucoup se perdent en dehors du chemin balisé.

    Mais n'interdisons pas aux baliseurs et coureurs des bois d'avancer et d'aller plus loin pour préparer et mieux baliser le chemin du plus grand nombre. L'Eglise est aussi devant nous. Allons la rejoindre ! Ultréia !

  • Cité de Dieu et Occident chrétien.

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    Le pape Léon XIV propose  une vision augustinienne de l'Eglise universelle, une vision qu'il a subtilement rappelée lors de son voyage en Algérie, patrie de Saint Augustin. En même temps Donald Trump se veut l'Empereur d'un Occident chrétien qu'il réduit  à la seule vision évangélique du christianisme à l'américaine.

    Les deux conceptions sont différentes mais elles viennent à leur heure dans un Occident déchristianisé et en perte de repères. En version évangélique ou romano vaticane, le Christ est de retour, réjouissons- nous ! Politiquement le phénomène s'inscrit dans le retour du religieux partout dans le monde et il marque la déception des peuples face à l'humanisme athée propagé par l'Occident au 20 è siècle.

    Cette déception s'exprima d'abord dans les pays arabo musulmans déçus par le nationalisme à l'occidental et l'échec des partis laïcs. Au Moyen Orient les partis Baas nationalistes furent remplacés par des mouvements politiques ancrés dans l'islam voire l'islamisme. En Algérie et en Turquie cela donna des partis qui firent de l'islam la base de l'Etat au nom d'une conception très particulière de la laïcité.

     Déçu de son propre échec l'Occident ne fait donc que répercuter ce mouvement dans la culture chrétienne. La religion est de retour en Occident aussi et Rome s'en est aperçu au point de remettre à la mode le discours augustinien sur la cité de Dieu. Fort bien mais encore ?

    La vraie question est de donner corps  à cette idée de Cité de Dieu car l'église romaine  d'aujourd'hui, contrairement à celle de Saint Augustin n'est pas la force neuve qui peut se substituer à l'Empire.  Il y a 2000 ans St Augustin passait aux Barbares et préparait la création de l'Eglise sur les ruines de l'Empire romain qui se voulait universel, c'est à dire catholique ( catholicos signifie universel).

    Aujourd'hui par contre l'église romaine n'est pas une force neuve du christianisme, contrairement au mouvement évangélique, elle est même divisée entre ceux qui veulent maintenir  l'Empire  avec les évangéliques,  et ceux qui à Rome rêvent d'un nouvel universalisme au nom de la Cité de Dieu.

    Comme le gauchiste François mais plus subtilement le pape  Léon XIV mise sur la démographie c'est à dire  l'Afrique et le monde non occidental. Face à lui Trump, l'Amérique profonde et le christianisme évangélique entendent bien maintenir l'Empire d' Occident comme Empire chrétien. L'Empire et l'Eglise se déchirent  et nous revivons la lutte des Guelfes contre les Gibelins. Dossier à suivre.

     

     

  • Drones de guerre ! Drôles de guerre !

     

     

     

     

     

     

     

     

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    En Ukraine au bout de  quatre ans d'hostilité une sorte de drôle de guerre se  met en place peu à peu, et la même situation pourrait bien s'installer également au Moyen Orient. Cet enlisement stratégique est dû à des facteurs techniques et humains qui n'existaient pas en 1939 lors de la drôle de guerre entre la France et l'Allemagne. A cette époque les militaires pouvaient encore mobiliser la chair à canon dont ils avaient besoin et les drones n'existaient pas. Or aujourd'hui même en Russie les militaires ne peuvent mobiliser les gros bataillons et l'Amérique ne veut plus d'aventures au sol avec les "boys", restent les bombardements automatisés des missiles et surtout des drones. Ceux-ci deviennent  les instruments  d'un nouvelle drôle de guerre qui se met en place en Ukraine, et demain sans doute au  Moyen Orient.

    A eux seuls et sans chair à canon les drones ne permettent pas de gagner une offensive et du terrain,  mais ils permettent de faire durer la guerre bien planqué et enterré. Quand  la percée offensive n'est plus possible les drones deviennent  l'instrument d'une drôle de guerre permanente et de faible intensité sur des positions gelées pour des décennies.  

    En 1939 la drôle de guerre a précédé la vraie guerre de 1940. Au contraire en 2026 en  Ukraine,  la drôle de guerre des drones succède à la phase chaude des offensives russes et ukrainiennes de 2022 à 2024. La situation est désormais enlisée pour des décennies. L'issue se joue ailleurs au plan économique et géostratégique dans le temps long. Et désormais en conjonction stratégique avec la guerre au Moyen Orient.

    Dans cette zone également la phase chaude de la guerre est derrière nous. Elle a apporté des avantages tactiques incontestables aux Israéliens mais elle a empêtré  les Américains dans un conflit qu'ils auraient voulu court et aboutissant à la révolte des Iraniens. Lourde erreur.  Ils ne peuvent vaincre l'Iran sans engager leurs troupes terrestres pour appuyer une guerre civile; choix impossible pour une démocratie, y compris avec Trump.

    Pour se dégager sans perdre la face les Américains vont donc devoir organiser le temps long et entrer dans une drôle de guerre permanente, c'est à dire mettre en place une surveillance rapprochée des stocks  dangereux, surtout nucléaires de l'Iran,  assortie de frappes de destruction ciblées de temps en temps. Ce sera une drôle de guerre où les drones vont jouer un grand rôle de surveillance, en particulier pour assurer l'effectivité du blocus  sélectif du détroit d'Ormuz. Tout ça bien sûr empaqueté dans de la com et de pourparlers alternés de menaces.

    Comme déjà vu dans une note précédente les conséquences sur l'économie mondiale et la géostratégie seront,  sont déjà immenses et à l'origine d'une décroissance mondialisée  qui marquera le 21 é siècle. Seuls les intoxiqués du gaspillage des ressources de  la planète s'en plaindront car ce sera mieux  que les boucheries nationalisées et la menace permanente d' apocalypse nucléaire qui  caractérisèrent le 20 è siècle. Mais bien sûr vous pouvez ne pas partager cette opinion optimiste de l'évolution humaine.