
La guerre n'est plus le mot juste pour désigner les opérations militaires de nos jours. Il est plus approprié de parler d(une gestion de la mort par l'IA dans le cadre de la concurrence entre industries de mort. Cette concurrence est une course à la mort qui entraîne une décroissance générale avec cependant des gagnants et des perdants. Les gagnants étant ceux qui s'adaptent le plus vite et le mieux aux pénuries, rationnements et fluctuations démographiques du nouveau désordre mondial.
L'industrie de mort a remplacé la guerre en Russie depuis que Poutine a compris qu'il ne pouvait pas mobiliser la population russe sans risquer de perdre tout contrôle sur celle-ci. Sa guerre initiale est devenue une "drôle de guerre" statique et sans issue mais qui alimente l'industrie de mort russe. C'est elle qui fait fonctionner les usines et soutient les régions les plus sous développées de l'Eurasie..
Faute d'emploi les hommes des villages du bout du monde s'engagent et leurs primes raniment les économies locales. Les mafias coutumières du système russe jouent les sergents recruteurs y compris pour des femmes désireuses de se débarrasser de leur mari et d'empocher les primes de décès.
Sur le terrain robots et drones économisent la chair à canon et permettent aux officiers d'épargner les petits malins qui ont versé un bakchich. Loin du front les planqués russes sont partout, y compris sur notre belle côte d'azur. En Russie l'économie de mort se confond avec une économie mafieuse, le manque de main d'oeuvre et de capitaux. Une économie dont le récit est alimenté par l'éternel délire mystico impérial des Russes, mais dont le vrai nom est la décroissance à la russe.
En face l'Ukraine fait fonctionner l'industrie de mort américaine au profit des pétroliers et du complexe militaro industriel américain (avec quelques miettes pour les Européens). L'Amérique rafle tous les marchés d'armement et d'abord ceux de l'Otan. Trump alimente le spectacle, façon Hollywood et il y excelle. Le problème est qu'il est en train de fracturer l'économie mondiale en déréglant les marchés énergétiques. En tant que pétrolier il le sait et aimerait faire machine arrière mais politiquement il est coincé. Pour survivre il lui faut renouveler le récit qui justifie l'industrie de mort occidentale mais aussi et surtout sa réélection. L'Amérique en effet est encore une démocratie. Mais une démocratie réduite par Trump au récit hollywoodien de l'affrontement du bon contre le méchant. Avec Trump c'est Zorro à la Maison Blanche sauf que face aux Iraniens Zorro est impuissant..
Poutine et Trump sont réduits à leurs récits pour masquer la décroissance économique mondiale et retarder l'entrée dans une nouvelle ère chaotique dominée par l'IA et les questions qu'elle pose. La rationalité économique en effet est incompatible avec une économie humaniste. Pour l'IA l'être humain est un problème qui devrait être adapté, recyclé ou éliminé, ce qui est parfaitement conforme à la logique de l'économie de mort.
2026 voit la drôle de guerre s'installer en Ukraine et au Moyen Orient. Cela se traduit par un affaissement progressif de l'économie mondiale au seul profit de la Chine. L'Empire du Milieu, par sa seule masse, est au centre du jeu comme balancier régulateur des grands équilibres mondiaux. Hégémonie chinoise et décroissance accélérée par l'IA, tel est l'horizon immédiat. A plus long terme c'est la question de l'IA qui est posée.
En effet sans une vison transcendante et teilhardienne de l'évolution humaine, l'IA conduit à la mort de l'humanité. Mais ceci est pour l'instant hors sujet. Pour l'heure la question est de savoir si les bagnoles et les avions vont pouvoir fonctionner à l'horizon des vacances. Au-delà rien n'est certain, même pas le déluge.
