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Actualité en lecture spirituelle

  • Dieu, l'Inquisition et les Dominicains.

     

     

     

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    Source :  le livre du théologien dominicain Thierry-Dominique Humbrecht intitulé  "Dieu ou comment s'en débarrasser" suivi d'une pièce en un acte sous le titre de" l'Inquisiteur "

     

    Il faut être dominicain et avoir beaucoup à se faire pardonner pour écrire un tel livre et une telle pièce dans laquelle l'Inquisiteur risque d'être envoyé au bûcher; ce qui est fort réjouissant et fait passer un livre plutôt indigeste dont on se demande à qui il est destiné et pourquoi il a été écrit.

    A l'heure de la physique quantique et face à un univers improbable l'auteur nous ressort la scolastique de Saint Thomas  et l'héritage traditionnel des fondamentaux du christianisme. Il ne peut donc convaincre que des convaincus et non des philosophes ou des scientifiques confrontés au doute et à un réel insaisissable. Mais encore faudrait-il comprendre pourquoi il prétend vouloir se débarrasser de Dieu. Essayons donc. 

     Notons d'abord qu'il prend les athées au sérieux.  Pourquoi ?  Sans doute parce que ce sont des croyants comme lui, mais des  croyants négatifs. Nier Dieu est un acte de foi négatif , les athées sont donc des croyants  au même titre que les esprits religieux.

    Les esprits religieux  sont des croyants positifs et ils peuvent soit pratiquer la théologie apophatique en suivant Maître Eckhard par exemple, et se contenter d'affirmer qu'on ne peut rien dire de Dieu, une théologie qui ne permet aucun dogmatisme de ce fait .

    Au contraire la théologie cataphatique prétend dire ce qu'est Dieu, sans elle les religions n'existeraient pas mais que d'énormes bêtises ne permet elle pas ! 

    Peut-être vaudrait il mieux en effet se débarrasser de cette théologie là car elle est inacceptable pour la raison que les Dominicains ont la prétention de défendre.

    Il n'y a de Dieu que Dieu, tout est dit, et après il n'y a rien, sinon le pari de Pascal sur Jésus-Christ ou l'appel de Mahomet à construire la Cité de Dieu par le fer et par le sang.

     Pourquoi ne pas se taire en effet après avoir reconnu Dieu en conscience et vérité  puisque la conscience est non communicable? C'est très gênant pour un Dominicain et l'on comprend que l'auteur  puisse souhaiter de ne plus jouer le rôle du greffier enregistreur d'une vérité imposée par l'Inquisition depuis tant de siècles. Et si le Dieu dont il veut se débarrasser était le Dieu dogmatique de l'église catholique ?  A ne pas confondre avec le vrai Dieu, ni communicable ni descriptible au coeur de la conscience  ? Car que pouvons nous dire de la conscience de Jésus souffrant sa Passion ? Fallait-il vraiment qu'il meure crucifié pour fonder l'église catholique, épouse du Christ selon la théologie cataphatique officielle de Rome ?

     Si donc notre Dominicain ne veut plus être un Inquisiteur imposant une vérité dogmatique par le bûcher il est donc  normal qu'il conclue son livre par une pièce dans laquelle l'Inquisiteur  est arrêté pour n'avoir pas arrêté l'Hérétique. Sauf que l'Inquisiteur est arrêté ensuite par le Prévôt représentant le pouvoir civil qui a toujours besoin d'arrêter ceux qui  ne pensent pas comme lui.  On comprend alors que tout pouvoir a besoin de croyants qui ne réfléchissent pas et qui prennent pour argent comptant les vérités imposées par Dieu ou César. 

    Conclusion ? Le livre ne nous débarrasse pas de Dieu bien au contraire, mais il est clair que notre théologien sent le fagot ! Il pourrait bien finir au bûcher comme les Templiers; ce qui  ne serait qu'un juste retour des choses s'agissant d'un Dominicain.  Ceux-ci furent en effet les greffiers de l'Inquisition et ils instruisirent les  pires crimes de l'église catholique, à commencer par l'affaire des Templiers. Or à ce jour aucun pape n'a jamais  demandé  pardon pour l'implication de l'église catholique dans ce qui fut le premier procès stalinien de l'Histoire. Un procès instruit par l'église catholique et les Dominicains au profit du pouvoir civil tyrannique de Philippe le Bel. Dieu au service de César comme d'habitude. 

    Avec un tel crime sur la conscience on comprend donc que notre Dominicain  écrivain ait envie de brûler les Inquisiteurs. Encore un effort et il écrira un livre instruisant la cause de la réhabilitation de l'ordre des Templiers !

    PS Et surtout lisez cette note très sérieuse avec recul historique et humour de sacristie.

     

     

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  • Ecône : les églises et l'Eglise.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le pape Léon fait du François à Lampedusa  où il affiche clairement des positions politiques de gauche. Dans le même temps il frappe très fort à droite les partisans du catholicisme traditionnel. Est-il inspiré par l'Esprit Saint ? Ou par l'esprit partisan ?

    A chacun d'en juger mais en ce qui me concerne je pense que le pape est coincé entre les églises et l'Eglise. Cela vaut une note d'explication.

    Rome a frappé d'excommunication quatre évêques  nouvellement consacrés et deux évêques consécrateurs de la Fraternité Saint Pie X, et cela suite au refus de cette dernière de respecter  l'opposition du Vatican aux nouvelles consécrations. Nouveauté majeure : les confessions et les mariages assurés par les prêtres de la Fraternité sont désormais tenus pour invalides.

    La sentence est dure et pose question car elle semble bien contraire à l'un des principes fondamentaux de l'Eglise, à savoir au principe de subsidiarité tel qu'il est exprimé dans sa Doctrine sociale, et tout récemment rappelé dans l'Encyclique Magnifica Humanitas.

    Le simple bon sens nous rappelle aussi que les premières églises chrétiennes, ne connaissaient pas la transmission apostolique depuis Rome ville païenne capitale d'un Empire qui restait à convertir. Les églises primitives étaient très éloignées les unes des autres dans un monde dépourvu de moyens de communication rapides. Elles cooptaient donc ou élisaient leurs évêques localement. Ce n'est que plus tard que l'évêchée de Rome devint le centre de l'Eglise  dans sa partie ex impériale et romaine mais sans contrôle sur les églises éthiopiennes, syriaques,  arméniennes ou la lointaine église de l'Inde. L'Eglise a toujours été multiple.

    Eglise centralisée ou décentralisée ? A l'heure où le pape parle tant de synodalité la question est posée. En 2026 une mesure d'excommunication apparait bien archaïque à l'image d'ailleurs de la Fraternité Saint Pie X elle-même. Celle-ci appartient au patrimoine culturel de l'église romaine mais  comme celle-ci (sa maison mère),  elle appartient aussi à l'Eglise universelle.

    L'affaire d' Ecône est un conflit entre le principe d'autorité au sein de la bureaucratie catholique romaine et le principe de subsidiarité  qui fonde l'Eglise  dans la foi au Christ.  Le pape semble donc coincé entre l'église de Rome et l'Eglise universelle qui réunit tout le peuple de Dieu. A Lampedusa il accueille celui-ci bien au-delà des murs de Rome, mais à Ecône il détruit de  manière absurde une précieuse argenterie de famille ;  ce qui bien sûr fait réagir la famille.

    Pour surmonter la difficulté peut-être faudrait-il revenir aux pratiques synodales des origines et au modèle d'églises autocéphales de l'orthodoxie. Ceci justifierait aussi bien le respect de l'église conservatrice d'Ecône que celui d'autres églises qui ne le sont pas assez. L'Eglise c'est à la fois un patrimoine et un laboratoire du futur éclairé par l'Esprit.

    Puisse ce dernier éclairer le Saint Père !

     

  • Algérie : le grand silence des urnes.

     

     

     

     

     

     

    images (10).jpgLes élections algériennes du 2 juillet ont confirmé une fois de plus ce que tout le monde sait, à savoir que les Algériens refusent d'être pris pour des clowns en allant aux urnes. Avec à peine 21 % de taux de participation électorale les dirigeants algériens sont confrontés au grand silence réprobateur des urnes. Par leur abstention les Algériens  n'ont pas voulu valider les scrutins truqués qui maintiennent au pouvoir de vieux radoteurs. 

    En France aussi les radoteurs sont au pouvoir malgré leurs  airs de jeunots et les électeurs aspirent aussi à les dégager Malheureusement en Algérie et contrairement à la France, les électeurs n'ont d'autre voie que l'abstention pour exprimer leur opinion à travers le silence réprobateur des urnes.  En France nous n'en sommes pas encore là mais ça pourrait venir. Chez Mélenchon mais aussi à l'Arcom et dans les médias d'Etat on commence à songer aux meilleurs moyens permettant de museler l'opinion.

    Pour le meilleur et surtout pour le pire, nos deux pays sont étrangement ressemblants, à décharge de l'Algérie ce pays n'a jamais eu que le tort de suivre les mauvais exemples inspirés par la pire des gauches, j'ai nommé la gauche française.