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Actualité en lecture spirituelle

  • Le pape et l'Empereur d'Occident

     

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    Peut-être ne l'avez-vous pas encore remarqué mais vous n'êtes plus ce que vous croyez être et le monde n'est plus ce que vous imaginez qu'il est. Vous vous croyez   encore français ou allemand voire belge ? Non vous êtes un américain d'Europe. Peut-être croyez-vous encore aux discours des cénacles qui s'imaginent décider des affaires du monde ?  Détrompez vous ce ne sont que des rhéteurs qui se paient de belles paroles mais qui  ne peuvent rien contre Big Brother.

    C'est lui qui contrôle le système et vous manipule à coup de pub, de fake news et autres influenceurs. Ni sujet ni citoyen vous n'êtes qu'un élément statistique d'un système appelé l'Occident ce qui est toutefois moins pire que d'être une particule élémentaire du système chinois russe ou iranien.

    Bénissons le Seigneur d'être américains et d'avoir Trump comme empereur car ce pourrait être pire !

    Le système occidental en effet est dirigé par un empereur. Celui-ci est le  banquier du monopoly mondial et il détient les clés de la bourse, de toutes les Bourses du monde. C'est une terrible responsabilité surtout lorsque l'empereur du moment est un peu bizarre. Heureusement Trump est très chrétien et il  pense même que le pape de Rome ne l'est pas assez. Pour lui Rome n'est plus dans Rome mais à Washington.

    En ce moment les choses se passent mal entre lui et le pape. Rien de nouveau en Occident pourtant, et cela depuis l'affaire des Guelfes et des Gibelins. C'est toujours le même problème de l'équilibre à trouver entre politique et morale. En la matière le pape Léon XIV ne peut pas faire pire que son prédécesseur. Ce dernier avait choisi Saint François pour justifier le pillage de l'Occident par les gueux du monde entier.  Léon XIV  a choisi  Saint Augustin comme modèle. C'est déjà  mieux mais choisir comme modèle un rhéteur qui fit carrière à Rome en s'arrangeant avec les  Barbares peut en inquiéter certains.

    C'est bien là le problème car les rhéteurs qui occupent  les cénacles, ceux de l'Empire et ceux de l'Onu, ne savent que faire face à l'urgence des temps Ils parlent bien mais agissent peu. Qui peut encore  leur faire confiance ? On comprend donc que l'homme le plus puissant du monde préfère agir seul pour être plus efficace. Mais  il est bien fou celui qui a raison contre tous et notre Caligula du Potomac pourrait mal finir.

    En fait l'Occident mériterait un empereur à l'image de Marc Aurèle et un pape qui prendrait Saint Bernard pour modèle. Plus de sagesse chez l'un, plus de réalisme chez l'autre. En attendant on peut toujours rêver et faire avec les rhéteurs.

     

  • Théologie négative et catholique.

      

     

     

     

     

     

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          Ouvrages de référence

          "Dieu, la science et les preuves"  de Michel Yves Bollore et Olivier Bonassiers.

          "Dieu ? le philosophe et le rabbin" de Michel Onfray et Michel Azoulay.

           "Théologie négative et connaissance de Dieu  chez Maître Eckart " par Vladimir Lossky 1960 Librairie philosophique. Paris.

    Pour comprendre cette note, le lecteur doit savoir d'abord qu'il existe deux façons de faire de la théologie. La première est dite cataphatique parce qu'elle consiste à affirmer les attributs de Dieu,  la seconde est dite apophatique ou négative. Selon elle on ne peut rien dire de Dieu sinon qu'il est inconnaissable, donc au-delà de toute compréhension humaine et donc de tout dogme.  Cette théologie se réduit alors à la seule affirmation d'un mot innommable ( que l'on ne peut nommer ). Il n'y a de Dieu que Dieu ( et la suite n'est que littérature )

    Cette théologie est œcuménique par nature car elle renvoie à la conscience de chacun et non aux affirmations les plus diverses qui fondent les théologies cataphatiques. Pour la théologie  négative Dieu n'est qu'un mot cela va sans dire, mais pour la théologie cataphatique cela  va mieux en le disant. Faites votre choix.

    La théologie négative apophatique ne prétend ni nommer Dieu ni encore moins parler en son nom. Lorsqu'il s'écrie '" Il n'y a de Dieu que Dieu" Mahomet dit l'essentiel  mais au lieu d'en rester là en précisant que tout discours sur Dieu n'est que littérature, il fait lui même de la littérature en créant une religion. Et il le fait par dépit  d'avoir été rejeté par les juifs qui prétendaient déjà être les seuls à pouvoir parler au nom de Dieu. 

    Prétendre connaitre Dieu et le dire avec des mots créé les religions mais aussi les divisions et les guerres. Bref la théologie cataphatique est une théologie catastrophique, mais sans elle aucune religion ou institution religieuse ne peut se constituer. En effet la théologie apophatique ne se réduit pas au langage, elle est l'expérience mystique indicible de la pointe de l'âme.

    La théologie négative n'interdit pas cependant de réfléchir à la question de Dieu sur la base de la raison et de la science. Mais elle ne saurait conclure et cela d'auutant plus que la science elle même n'est souvent que prétexte à jeux de mots. C'est ce que démontrent pas exemple Michel Onfray et  Michel  Azoulay dans leur ouvrage commun "Dieu ?  Le philosophe et le rabbin". Ce livre est un bon divertissement intellectuel et visiblement les deux co auteurs se sont fait plaisir en l'écrivant, y compris au prix de quelques énormités comme lorsque Michel Onfray met en doute l'historicité de Jésus. Un livre plaisant, rien d'autre.

    Au contraire  le livre de Michel Yves Bolloré et Olivier Bonassiers est très sérieux et doit être lu absolument car il pose les bonnes questions sur la science.  Il ne prétend pas apporter la preuve de l'existence de Dieu, ni affirmer quelque dogme que ce soit et encore moins apporter la preuve mathématique de l'existence de Dieu, mais  il rassemble un  faisceau d'indices concordants qui  rendent Dieu nécessaire à l'origine de la question.

    A notre liberté humaine de trouver ensuite une réponse qui conduise vers Lui et qui soit catholique, c'est  à dire universelle. Sur ce  point  Michel Yves Bolloré et Olivier Bonassiers réduisent le sens de catholique ( qui signifie universel ) à l'église romaine; ce qui est un bon début.

    La théologie négative permet cependant d'élargir la notion de catholicité et elle est très utile au dialogue  œcuménique entre religions, à commencer par les monothéismes.

    En voici quelques exemples.

    Pour un chrétien l'Eucharistie est un symbolisme vivant et le fondement  de son rapport à Dieu à travers Jésus-Christ. Or ce rituel, cannibal pour certains, n'est qu'un pur acte de foi. En théologie négative il ne nous dit rien de la nature de Dieu. Cela devrait rassurer juifs et musulmans. 

    Sur le sujet de Dieu l'islam commence bien car Mahomet proclame qu'il n'y a de Dieu que Dieu, puis il se fourvoie dans la théologie cataphatique en prétendant énumérer les attributs de Dieu. Heureusement la théologie apophatique soufie rétablit l'honneur de l'islam et permet à tout croyant de prier Dieu dans l'unité de la conscience. Cela est si vrai que les soufis sont parfois assimilés à de crypto chrétiens.

    Enfin et surtout la théologie négative permet de réconcilier les juifs dans le peuple de Dieu. Les juifs, au début de leur histoire et au nom de la théologie négative n'osaient pas nommer Dieu afin de bien le distinguer des idoles. Hélas ensuite ils eurent la prétention de lui attribuer un peuple élu, le leur. Une erreur évitable selon la théologie négative. Ne pas nommer Dieu entraine  que l'on ne peut pas lui attribuer un peuple, ou alors il faut admettre que le seul peuple de Dieu est l'humanité toute entière.

    Bonnes lectures. 

    PS  Au nom de la théologie négative vous pouvez vous dispenser de lire l'ouvrage de 500 pages de Vladimir Losky sur "La théologie négative et la connaissance de Dieu chez Maître Eckart". A quoi bon en effet écrire un livre pour dire qu'il n'y a rien à dire. 

     

     

     

     

     

  • Guerre et décroissance.

     

     

     

     

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    Dans son homélie pascale le pape a dénoncé l'indifférence du monde face aux souffrances des guerres qui déchirent notre monde. Une situation qu'Erdogan éclaire autrement et justement en parlant d'enlisement géostratégique.

    En Iran comme en Ukraine en effet la guerre ruine tout le monde pour rien et ne produit que des situations de perdant perdant. La guerre y devient un état de chaos permanent comme ce fut le cas déjà lors de la guerre de cent ans.

    Ce retour au moyen-âge entraine non seulement un enlisement géostratégique mais l'arrêt progressif du système de croissance économique mondial qui a marqué le 20 è siècle. Voici venu le temps de la décroissance; ce qui n'est pas une mauvaise nouvelle pour  une planète qui consomme toujours plus vite les ressources naturelles dont elle dispose.

    Vive la guerre donc ? Moralement non car elle est  la conséquence de la folie humaine mais la guerre a peut-être une fonction écologique de retour aux équilibres. Les tueries et les destructions en cours peuvent  être  un phénomène naturel de régulation. Imaginez en effet ce qui arriverait si les fauves cessaient de manger les herbivores ? Ce serait un désastre pour la flore etc.

    Mais si la guerre n'est qu'un phénomène de régulation écologique naturel de la planète le pape devrait  y voir la main de Dieu. Cela le pape ne le dit pas.  C'est tellement effrayant et absurde... comme la guerre !