
Après quatre ans de guerre, l'Ukraine n'est toujours pas vaincue et l'UE entre dans la course à la puissance en outsider inattendu. Rien ne s'est passé comme le pensaient Poutine et Trump qui, l'un comme l'autre, avaient oublié l'Europe de l'Ouest comme facteur géostratégique.
Poutine ne voyait en elle que décadence et mercantilisme, une simple arrière cour de l'Amérique, seule partenaire digne de lui. Trump la tenait également pour décadente et déjà sortie de l'histoire, et il avait cru trouver en Poutine un partenaire prêt à en partager les dépouilles.
C'était sans compter avec un petit mafieux ex soviétique, reconverti en champion de l'Occident, et qui se trouva fort dépité quand il comprit que l'Oncle Sam n'avait rien à cirer de sa petite guerre locale. Sans l'avoir voulu il devint ainsi lanceur d'alerte pour l'UE et principal facteur de son réarmement.
Et maintenant ? Et maintenant il faut aider suffisamment l'Ukraine pour qu'elle continue d'enliser Poutine et Trump pendant que le complexe militaro industriel européen se met en place.
Souhaitons donc une très mauvaise année à Poutine comme à Trump, et bon vent à l'UE, cet outsider inattendu dans la course à la puissance.