
Le voyage du pape avait été une bouffée d'oxygène dans l' atmosphère empuantie du pays, mais à peine le pape était il parti que déjà celui-ci retombait dans ses coliques et ses flatulences habituelles avec ses lycées bloquées, ses procès en sorcellerie, son déficit et son incapacité à faire face au réel. Le temps d'un voyage papal la France a respiré un air pur et oxygéné mais combien de temps encore pourra t elle survivre sans assistance respiratoire ?
C'est la question posée aux catholiques français qui ont démontré qu'ils étaient le dernier carré de la France qui n'existe que si elle est le soldat de Dieu. Ces catholiques ont montré que non seulement ils existent encore mais qu'ils sont capables de se mobiliser et de s'organiser efficacement. La question maintenant est de savoir quel sens ils vont donner à leur engagement.
Vont-ils retomber dans leurs vaines querelles de sacristie ? Comment vont-ils utiliser la force qu'ils représentent ?
La question est politique. Faut-il reconstituer un parti catholique en dénonçant le mythe d'une laïcité qui ne profite qu'à l'islam ? Ne serait ce pas encourager en fait un parti religieux musulman au détriment de la cohésion du pays ?
La question est posée mais il est temps que les chrétiens se fassent entendre dans ce pays. J'ai dit chrétiens et pas seulement les catholiques, mais j'aurais pu dire aussi musulmans, juifs et tous ces croyants non encartés qui, comme les catholiques, refusent la dérive morale de notre société au service d'une possible dictature de l'IA.
A chacun d'en juger mais nous vivons le début d'une période nouvelle qui appelle des repères spirituels et d'abord face à l'IA. Et sur le sujet le pape fixe le cap dans son Encyclique Magnifica Humanitas. Nous y reviendrons prochainement sur ce blog.
Autre nouveauté extraordinaire suggérée par le pape par son hommage indirect à l'Europe à Metz, nous vivons la fin des Etats nations et il est vain de se crisper sur le passé au nom d'un souverainisme mythique dans ce monde hyperconnecté. L'avenir est aux Gafas bien plus forts que les Etats, ceux-ci sont de plus en plus impuissants face aux forces multinationales organisées, pour le bien comme pour le mal.
Dans ce contexte la construction européenne sous forme d'un Etat nation, fût il fédéral, n'est plus d'actualité mais par contre l'équilibre du monde exige que l'Europe ne soit pas sortie de l'histoire comme c'est le cas en ce moment. A Metz le pape ne nous a pas donné de clés sur le sujet. C'est à nous de les trouver en cherchant des leçons dans notre histoire et celle de l'Europe.
De quoi s'agit-il ? D'assurer la survie de l'Europe dans un monde qui connait de nouveau les grandes invasions et la chute de l'ordre ancien. Pour comprendre il faut se poser la question de ce qui a fonctionné après la chute de l'Empire romain et le grand désordre qui le suivit, une situation que nous revivons.
Ce qui a fonctionné et ce qui a reconstruit l'Europe, ce furent les ordres cisterciens et templiers, ces premières multinationales. De même très bientôt des multinationales éthiques seront nécessaires dans le grand désordre médiéval qui s'annonce. L'institution catholique y retrouvera tout son sens. Mais n'anticipons pas, il ne s'agit ici que de préparer les esprits à ce qui vient.

Le pape arrive, allez donc le voir ! Sa messe est comme le mariage pour tous, elle ignore les différences. Allez y ! Vous ne serez pas déçu car vous aurez du spectacle et des bonnes paroles. C'est comme avec Emmanuel Macron, sauf que le pape croit à ce qu'il dit, pas comme notre Président qui visiblement n'en a plus rien à cirer , ni du pays ni du pape. Et d'ailleurs il n'ira à aucune de ses messes a t il fait savoir. C'est normal car le diable ne va pas à la messe. Dommage pour Macron donc car il pourrait apprendre quelques leçons auprès du Saint Père. Mais le diable est trop plein de lui-même comme chacun sait et il passe son temps à contempler son nombril.