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Islam

  • Théologie négative et catholique.

      

     

     

     

     

     

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          Ouvrages de référence

          "Dieu, la science et les preuves"  de Michel Yves Bollore et Olivier Bonassiers.

          "Dieu ? le philosophe et le rabbin" de Michel Onfray et Michel Azoulay.

           "Théologie négative et connaissance de Dieu  chez Maître Eckart " par Vladimir Lossky 1960 Librairie philosophique. Paris.

    Pour comprendre cette note, le lecteur doit savoir d'abord qu'il existe deux façons de faire de la théologie. La première est dite cataphatique parce qu'elle consiste à affirmer les attributs de Dieu,  la seconde est dite apophatique ou négative. Selon elle on ne peut rien dire de Dieu sinon qu'il est inconnaissable, donc au-delà de toute compréhension humaine et donc de tout dogme.  Cette théologie se réduit alors à la seule affirmation d'un mot innommable ( que l'on ne peut nommer ). Il n'y a de Dieu que Dieu ( et la suite n'est que littérature )

    Cette théologie est œcuménique par nature car elle renvoie à la conscience de chacun et non aux affirmations les plus diverses qui fondent les théologies cataphatiques. Pour la théologie  négative Dieu n'est qu'un mot cela va sans dire, mais pour la théologie cataphatique cela  va mieux en le disant. Faites votre choix.

    La théologie négative apophatique ne prétend ni nommer Dieu ni encore moins parler en son nom. Lorsqu'il s'écrie '" Il n'y a de Dieu que Dieu" Mahomet dit l'essentiel  mais au lieu d'en rester là en précisant que tout discours sur Dieu n'est que littérature, il fait lui même de la littérature en créant une religion. Et il le fait par dépit  d'avoir été rejeté par les juifs qui prétendaient déjà être les seuls à pouvoir parler au nom de Dieu. 

    Prétendre connaitre Dieu et le dire avec des mots créé les religions mais aussi les divisions et les guerres. Bref la théologie cataphatique est une théologie catastrophique, mais sans elle aucune religion ou institution religieuse ne peut se constituer. En effet la théologie apophatique ne se réduit pas au langage, elle est l'expérience mystique indicible de la pointe de l'âme.

    La théologie négative n'interdit pas cependant de réfléchir à la question de Dieu sur la base de la raison et de la science. Mais elle ne saurait conclure et cela d'auutant plus que la science elle même n'est souvent que prétexte à jeux de mots. C'est ce que démontrent pas exemple Michel Onfray et  Michel  Azoulay dans leur ouvrage commun "Dieu ?  Le philosophe et le rabbin". Ce livre est un bon divertissement intellectuel et visiblement les deux co auteurs se sont fait plaisir en l'écrivant, y compris au prix de quelques énormités comme lorsque Michel Onfray met en doute l'historicité de Jésus. Un livre plaisant, rien d'autre.

    Au contraire  le livre de Michel Yves Bolloré et Olivier Bonassiers est très sérieux et doit être lu absolument car il pose les bonnes questions sur la science.  Il ne prétend pas apporter la preuve de l'existence de Dieu, ni affirmer quelque dogme que ce soit et encore moins apporter la preuve mathématique de l'existence de Dieu, mais  il rassemble un  faisceau d'indices concordants qui  rendent Dieu nécessaire à l'origine de la question.

    A notre liberté humaine de trouver ensuite une réponse qui conduise vers Lui et qui soit catholique, c'est  à dire universelle. Sur ce  point  Michel Yves Bolloré et Olivier Bonassiers réduisent le sens de catholique ( qui signifie universel ) à l'église romaine; ce qui est un bon début.

    La théologie négative permet cependant d'élargir la notion de catholicité et elle est très utile au dialogue  œcuménique entre religions, à commencer par les monothéismes.

    En voici quelques exemples.

    Pour un chrétien l'Eucharistie est un symbolisme vivant et le fondement  de son rapport à Dieu à travers Jésus-Christ. Or ce rituel, cannibal pour certains, n'est qu'un pur acte de foi. En théologie négative il ne nous dit rien de la nature de Dieu. Cela devrait rassurer juifs et musulmans. 

    Sur le sujet de Dieu l'islam commence bien car Mahomet proclame qu'il n'y a de Dieu que Dieu, puis il se fourvoie dans la théologie cataphatique en prétendant énumérer les attributs de Dieu. Heureusement la théologie apophatique soufie rétablit l'honneur de l'islam et permet à tout croyant de prier Dieu dans l'unité de la conscience. Cela est si vrai que les soufis sont parfois assimilés à de crypto chrétiens.

    Enfin et surtout la théologie négative permet de réconcilier les juifs dans le peuple de Dieu. Les juifs, au début de leur histoire et au nom de la théologie négative n'osaient pas nommer Dieu afin de bien le distinguer des idoles. Hélas ensuite ils eurent la prétention de lui attribuer un peuple élu, le leur. Une erreur évitable selon la théologie négative. Ne pas nommer Dieu entraine  que l'on ne peut pas lui attribuer un peuple, ou alors il faut admettre que le seul peuple de Dieu est l'humanité toute entière.

    Bonnes lectures. 

    PS  Au nom de la théologie négative vous pouvez vous dispenser de lire l'ouvrage de 500 pages de Vladimir Losky sur "La théologie négative et la connaissance de Dieu chez Maître Eckart". A quoi bon en effet écrire un livre pour dire qu'il n'y a rien à dire. 

     

     

     

     

     

  • Développer l'islam en France ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Source Cnews émission de Pascal Praud 6 avril 2026.

     

    Selon les sources précitées Emmanuel Macron souhaite développer l'islam en France. Il n'en a certainement pas besoin et de  tels propos sont totalement opposés à la conception républicaine et laïque de la France.

    Le problème n 'est pas l'islam mais la conception laïque de la France. En fait la laïcité n'est plus qu'une vieille lune comme la plupart des idées de gauche d'ailleurs. Le problème c'est le retour du religieux  dans une société vide de sens qui a renié ses racines religieuses laissant un grand vide spirituel dont l'islam profite. Mais il  n'est pas le seul et le christianisme évangélique  lui fait concurrence.

    L'opinion sent qu'il est temps de remettre Dieu au coeur de la cité et de l'Etat et l'islam s'y emploie avec succès. Il fait même de la politique ouvertement car il est lui-même un code politique. Pour lui la laïcité signifie gestion du fait religieux par l'Etat et à son profit comme c'est le cas en Turquie.

    Il est donc ridicule de prétendre "développer' l'islam, il faut cependant accueillir  cette religion en France si vous refusez la dérive d'une société qui a rejeté Dieu.

    Donner sa place à l'islam et le mettre au service de la France, est la meilleure réponse qui soit à la folie woke et islamiste.  Mais un tel objectif ne peut être atteint si le catholicisme n'est pas d'abord reçu comme fondement de l'identité française, et si les racines judéo-chrétiennes de l'Europe ne sont pas reconnues. 

    Sans ce préalable développer l'islam ne peut signifier que LFI, c'est à dire  la France islamique. 

     

  • Le pape à Monaco.

     

     

     

     

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    En ce lieu emblématique où "se creuse l'abime qui sépare les riches des  pauvres" ( selon les paroles même de Léon XIV)  le pape a eu le bon sens de rappeler implicitement que Dieu est là aussi pour les riches. Il fallait le faire, bravo ! De même ce choix de Monaco rappelle l'importance de la Tradition et du folklore en religion comme en politique. En s'exprimant à Monaco, royaume traditionnel où le catholicisme est religion d'Etat et l'avortement interdit, Léon XIV  apparait donc comme un  homme de bon sens qui essaie de réconcilier Tradition et modernisme.

    C'est un pari certes, mais c'est un pari nécessaire à l'heure où l'imposture de la modernité athée conduit à une crise écologique et énergétique générale sur fond de guerre permanente et de communication cacophonique. La prise de conscience de l'imposture de la modernité conduit partout au retour du religieux. Dès lors pourquoi ne pas parier sur le retour du religieux chrétien et même catholique et  traditionnel ?

    La Tradition n'a pas besoin d'être réhabilitée car elle est l'essentiel de la religion en tant que garantie de la permanence du Sacré dans la société. Le meilleur exemple en est le refus de l'ordination des femmes. Loin d'être rétrograde ce refus n'est qu'un rappel de la différenciation sexuelle au plan sacré, à l'heure où celle-ci est remise en question par une conception dévoyée de la modernité.. Le rappeler n'interdit en rien de donner aux femmes, en termes de pouvoir effectif, une place beaucoup plus importante dans l'Eglise. 

    Ancrée dans la Tradition et le patrimonial l'Eglise de demain quant à elle est celle qui se développe dans les périphéries. Elle englobe non seulement les frères et sœurs chrétiens, (comme le démontre le vécu œcuménique d'une communauté  comme celle du Chemin neuf) , mais c'est aussi une Eglise en attente tournée vers Jérusalem avec nos frères et sœurs, juifs et musulmans.  L'avenir est une divine promesse. Alleluia !

    A se revëde Santissimo Padron