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Le vieux templier

  • Ukraine : enfin un peu de raison.

     

     

     

     

     

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    Le début de négociation en Ukraine est considéré par nos va t en guerre patentés comme une victoire de Poutine. Selon eux  le crime paie , négocier avec Poutine c'est récompenser le vilain.

    Ce point de vue est très discutable car si en droit international Poutine est le vilain, la question des causes profondes de la guerre est loin d'être évidente. Les arguments de Poutine sur l'élargissement constant de l'Otan à l'est sont recevables. Quant aux accords de Minsk ils n'ont été respectés ni par la Russie de Poutine, ni par l'Ukraine de Zélensky manipulé par les services occidentaux.

    Contre les démocrates occidentaux va t en guerre, Il faut donc saluer les efforts de Trump pour négocier avec Poutine, et cela même s'il le fait pour des raisons de pure Realpolitik au service des intérêts de l'Amérique. La désescalade militaire en cours en Ukraine est un premier pas vers le retour à la raison même si l'attitude raisonnable  consiste à relativiser le droit pour prendre en compte au mieux les intérêts de tous. 

    En l'occurence cet intérêt n'est pour l'instant que celui de la Russie de Poutine et de l'Amérique de Trump, mais les réalités finiront par imposer le retour des Européens dans le jeu. Pour cela il leur suffit d'être raisonnables tout en se réarmant et en jouant la montre comme Poutine.

     Gagner du temps pour les vrais  Européens, c'est se rendre autonomes de l'Amérique du business devenu fou  mais en se protégeant d'une Russie nationaliste et anti démocratique.

    Cela n'interdit pas d'accompagner le début d'un processus de négociations, même si  le cessez le feu n'est pas la paix.

    En Corée le cessez le feu dure depuis 75 ans. Préparons nous donc à la patience !

     

  • Gaza : pas sans les religieux !

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    Gaza est dans l'impasse et la reprise des bombardements par Israël ne saurait être condamnée unilatéralement. A Gaza nous sommes tous coupables moralement, et d'abord et surtout, si nous nous réclamons du même Dieu. Là est le vrai scandale car il ne peut y avoir de paix à Gaza sans référence à Dieu.

    Ce point de vue scandalisera sans doute les laïcs et les non musulmans, car à première vue vouloir la paix à Gaza en se fondant sur la religion semble un inacceptable soutien au Hamas. Dans les conditions actuelles cela l'est en effet, mais ce serait  préjuger de l'évolution du Hamas demain. Certaines organisations terroristes ont cessé de l'être, ou sont en train d'évoluer comme le HTM en Syrie. Or pour un croyant on ne saurait préjuger de la volonté divine.

    En appeler au Ciel s'impose pourtant face à l'impasse dans laquelle se trouve non seulement Gaza mais également tout le Moyen Orient. Après le plan mirobolant de Trump pour transformer la bande de Gaza en nouvelle "Côte d'azur" la Ligue Arabe a ressorti des cartons un plan tout aussi mirobolant, avec pour seule nouveauté le retour du vieillard corrompu et discrédité censé représenter l'autorité palestinienne. 

    En fait tout se passe comme s'il ne fallait surtout pas remettre en cause les status quo imposés par la force et les fictions juridiques onusiennes.. Les derniers plans pour Gaza sont une fuite dans l'impasse du tout économique.

    Prima à l'économie disent Trump comme la Ligue Arabe dont les deux plans prévoient la reconstruction de la bande de Gaza. Le problème est que le plan arabe ne dit pas comment soustraire les populations à l'instrumentalisation terroriste du Hamas. 

    Le plan Trump a au moins le mérite de reconnaitre  que la reconstruction implique des déplacements de populations pour raisons techniques. Sauf que le Hamas fait tout pour les maintenir  à Gaza dans la misère pour justifier son irrédentisme politique et religieux. 

    Rien de nouveau donc, et l'irrédentisme des colons juifs extrémistes rejoint celui du Hamas pour empêcher tout progrès vers une paix durable basée sur des propositions neuves et novatrices; des propositions que seuls des religieux peuvent porter dans l'esprit des accords d'Abraham. 

    Ce dont il s'agit est la création d'un fond religieux monothéiste d'investissement de développement commun de la Terre Sainte. Rien n'est possible en effet sans un investissement massif, mais si la base spirituelle et religieuse manque, cet investissement se perdra dans les sables du désert. Pour que le désert refleurisse il y faut la prière, autant que l'argent et le travail de tous les enfants d'Abraham. 

    Et parmi eux les chrétiens ont vocation à aider juifs et musulmans à  sortir de leur confrontation mortifère. Dans tout le Moyen Orient, et d'abord en Terre Sainte, la paix passe par le retour spirituel et matériel des chrétiens, rejoints par  toutes celles et ceux qui leur ressemblent dans l'amour du Dieu Vivant !

  • Pape, politique et péché.

     

     

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    Le sujet est très sérieux, raison de plus pour le traiter en souriant un peu en se moquant raisonnablement.

     Il y a un an s'exprimant devant les Jésuites portugais le pape avait relativisé les problèmes sexuels et il avait déclaré que  le péché de chair n'est pas le pire.  En quoi il n'a sans doute pas tout à fait tort même s'il scandalise les ménagères qui peinent à pardonner les écarts de conduite des gentils maris qui se débinent comme dit la célèbre chanson de Juliette Gréco.

    Pas sérieux et il faut donc pardonner. Par contre reconduire un bateau de migrants serait presque un péché mortel  s'il faut en croire les  déclarations d'un pontife qui plait tellement à Jean-Luc Mélenchon

    Les propos et les attitudes du  pape illustrent bien le caractère très relatif, donc très politique, de la notion de péché. Il faut bien pourtant  fixer des normes collectives pour assurer l'ordre social. Et là on ne rit plus.  Et tant pis pour les pécheurs qui pensent mal, à  Rome comme  ailleurs.