http://le-vieux-templier.hautetfort.com/

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Islam

  • Dieu et la France

     

     

     

     

     

     

     

    images (1)_jfif.jpg

     

     

     

     

    Source Emission En quête d'Esprit sur Cnews 11 01 26 

     

     

    Si j'ai bien compris  la France a une mission divine particulière. C'est du moins ce que disaient les catho tradis réunis sur le plateau de Cnews. J'aimerais les croire et je crois même que je le crois. Mais comment le faire croire ?

    En effet ce genre de discours est difficile à faire comprendre aujourd'hui et l'idée que la France puisse miraculeusement redevenir catholique et romaine relève d'une conception très archaïque de la foi.

    Et pourtant c'est une foi  porteuse d'une espérance qui déplace les montagnes dont la France a besoin. Maia à condition que cette foi soit  partagée comme une espérance universelle qui réunisse les Français dans leur diversité et l'Occident dans ses contradictions. A lui seul le catholicisme traditionnel ne peut porter cette espérance.

    Il le peut certainement pour le  petit nombre mais son intérêt réside surtout  dans son archaïsme. Le retour de la pensée archaïque est une nécessité vitale et nécessaire à l'équilibre des sociétés déconstruites de l'Occident. En effet de même qu'il n'y a pas de survie du corps sans les réactions réflexes du cerveau archaïque, il n'y a pas de survie d'une culture sans la pensée traditionnelle.

    La culture menacée est la nôtre, j'ai nommé la culture occidentale  façonnée par le judéo christianisme et la pensée gréco romaine. 

    Le catholicisme traditionnel est donc bienvenu dans le combat culturel que l'Occident doit mener pour sa survie et il vaut mieux croire que la France sera sauvée par le Saint Esprit plutôt que jetée dans les poubelles de l'histoire par le lobby pédérastique de la subversion  mortifère et suicidaire. 

    Beaucoup seront d'accord sur le constat mais beaucoup aussi auront du mal à comprendre le discours traditionnel des amis  de Philippe de Villiers . En effet faire du spectacle à succès ne suffit pas car ici il s'agit de politique et d'un jeu de billard à plusieurs partenaires. Le dernier venu étant l'islam désormais installé au coeur des sociétés occidentales en commençant par la France.

    Certes sur un plateau de télévision on peut  toujours rêver de la conversion des musulmans, et, de fait, ce serait un enrichissement spirituel à leur proposer, mais cela ne saurait relever que d'une démarche individuelle;  or l'islam est un problème politique. A ce niveau la bonne attitude des catholiques devrait consister à mettre les musulmans à leurs côtés dans le combat  spirituel commun contre la décadence de la France athée.

    Ce qui est en jeu c'est le retour de la France à Dieu, bien au-delà du catholicisme romain et dans l'oppostion commune à une laïcité illusoire et obsolète.

    Il faut oser dire que la laïcité anti religieuse a vécu. Avec les juifs, les musulmans et tous les hommes de foi il faut remettre  Dieu au coeur de la Cité conçue comme le Temple commun à tous. Un vrai laïc n'ignore pas Dieu, il peut même avoir envie de le partager avec tous ceux qui prient différemment, ou ne prient pas, mais qui tous respectent  la Loi naturelle et divine ancrée dans le Décalogue.

     

  • MBS et l'esprit de réforme.

     

     

     

     

     

     

    images (10).jpg

     

     

    Les grands médias n'en ont pas rendu compte mais la nouvelle est révolutionnaire, le dirigeant saoudien Mohamed Bin Salman a décrété récemment que les textes du Coran permettaient des interprétations. Cela a l'air de rien mais c'est enfin la possibilité donnée à l'islam de se moderniser officiellement.

    Il faut rappeler en effet que selon une interprétation rigoriste rien ne peut être changé dans le Coran, pas même une virgule, car il est l'expression littérale de la parole de Dieu lui-même, il est donc parfait et intangible.

    Ce serait une erreur cependant de voir dans le dirigeant moderniste saoudien le Luther de l'islam. Cette religion ne fut pas toujours associée à l'obscurantisme, elle connut même une période de grand épanouissement culturel associée  à une réelle tolérance. L'islam lui-même est une culture religieuse à multiple facettes exprimées par de nombreux courants. Le sunnisme en est la référence majoritaire tout  comme le catholicisme dans la tradition chrétienne. 

    Dans notre siècle athée et déboussolé, ces deux traditions religieuses sont des repères incontournables pour donner du sens à la modernité. 

    L'action du prince MBS va dans ce sens dans un pays  qui est un phare de modernisme technologique. Accueillir la modernité tout en maintenant la tradition religieuse, tel est le défi auquel  il est confronté tout comme le pape.

    Rome et La Mecque sont complémentaires. En Orient la monarchie saoudienne garde la Kaaba, l'axe autour duquel tourne le monde musulman tandis que Rome reste la pierre de fondation de l'Occident.

    Le problème est que dans l'islam comme dans le catholicisme, l'esprit de réforme a toujours été suspect aux yeux des gardiens de la Tradition. Il faut donc souhaiter bonne chance à MBS, tout comme à Léon XIV qui, rappelons le, a récemment demandé aux chrétiens de ne pas avoir peur des musulmans, nos frères dans la foi au Dieu unique, tout comme nos frères juifs.

    Joyeux Noël !

     

     

     

     

  • Diplomatie vaticane au Moyen Orient.

    F0007202.jpg

     

     

     

     

     

    Le voyage du pape Léon XIV au Moyen Orient dénote une inflexion diplomatique envers les choix de son prédécesseur. Contrairement à ce dernier Léon XIV n'a pas jugé bon de trop en faire envers l'Islam en la personne d'Erdogan. Il a évité une visite à Sainte Sophie transformée en mosquée et il s'est contenté d'évoquer l'idée de deux Etats en Palestine; une formulation sans contenu qui ne mange pas de pain comme on dit. En faire plus aurait été se laisser instrumentaliser par un Erdogan qui soutient le terrorisme islamique du Hamas.

    Léon XIV a préféré en appeler à l'unité des chrétiens au Liban. Mais là encore la question est compliquée, en particulier du fait de l'église orthodoxe. Cette dernière et pas seulement en version russe, tend à penser que Rome en fait trop envers les musulmans et elle  est prête à en découdre pour le "filioque " comme au bon vieux temps des querelles christologiques.

    En matière d'oecuménisme les théologiens ne valent pas grand chose et l'éternelle tarte à la crème de leur discours sur l'unité ne sert qu'à les nourrir, plutôt bien et c'est tant mieux pour eux. Sur le sujet mieux vaut prier les saints. C'est ce qu'a fait le pape Léon qui est allé se recueillir sur la tombe de Saint Charbel, le phare spirituel du Liban. Le saint ermite faisait, et fait encore des miracles aussi bien pour les musulmans que pour les chrétiens,  et même  pour des mécréants dans mon genre ou le vôtre. 

    Pour conclure il faut accorder un satisfecit au pape Léon. Ce dernier commence son pontificat avec prudence en évitant les provocations de François. Sera t il le pape qui saura réconcilier modernité et Tradition ?