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Islam

  • Le catholicisme pour les nuls.

     

     

     

     

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    Résumons les notes précédentes :

    "Les miracles catholiques et les autres"  a montré que l'Au-delà est surtout l'au-delà de la science et de notre ignorance.

    " Jésus-Christ pour les nuls" a essayé d'apporter la lumière d'un penseur libre aux libres penseurs et autres brillants esprits qui  nous mènent nulle part sur le sujet, surtout lorsqu'ils prétendent que Jésus n'a jamais existé.

    "La Résurrection pour les nuls"  s'est efforcé de montrer que le récit de la Résurrection est souvent reçu comme une illusion sémantique. En effet quiconque meurt, meurt pour de bon,fût-il Jésus. Mourir consiste à  rendre  ses atomes à la création pour qu'elle continue matériellement. L'âme elle continue de vivre en Esprit et  peut même se manifester ensuite dans notre espace temps.. C'est ce que fit Jésus auprès de ses disciples après sa mort. La Résurrection témoigne de la Vie Eternelle et non du grand et impossible nettoyage final des ossuaires et cimetières.

    Après avoir tenté d'expliquer ces points fondamentaux du christianisme il faut savoir maintenant pourquoi il faut devenir catholique, d'où cette note intitulé " le catholicisme pour les nuls"

    Soyez malin, au rayon philosophie/ religions  choisissez  le prix du meilleur scénario. Et voici pourquoi. Tout esprit lucide constate qu'aucune certitude n'est accessible par la raison  mais la quête du sens est constitutive de l'être. Si donc comme moi vous ne croyez en rien choisissez le meilleur scénario possible pour donner du sens au bazar ambiant, choisissez le catholicisme romain.

    Allez jusqu'au bout de votre doute mais pour ne pas devenir fou comme Nietzche il vous faudra à un certain moment arrêter la machine à penser pour conclure qu'il n'y a de Dieu que Dieu et  que tout ce qui s'ensuit n'est que....littérature.

    Mais n'en restez pas là et surtout ne vous prenez pas pour un prophète comme Mahomet car Il y a aura toujours des prophètes mieux disant. Arrêter la machine à penser pour accueillir Dieu  c'est déjà bien, mais ensuite comment choisir entre la diversité des discours religieux  qui se réclament de LUI.

    Le catholicisme offre le meilleur scénario en termes de théologie cataphatique mais pour arriver à  cette conclusion il faut d'abord oublier toute théologie pour sauter  ( psychologiquemen )dans un gouffre vide et constater son illusion. Alors et alors seulement vous serez prêt pour adopter une religion et choisir le meilleur scénario, c'est à dire celui du catholicisme.

    Acceptez en les dogmes, cela vous évitera les discussions inutiles, et faites confiance à  votre propre expérience intime sans rendre de comptes à personne. La mienne me conduit à  une lecture catholique, c'est à dire à la fois humaniste, historique et transcendante du phénomène humain. Le monothéisme catholique est la meilleure des religions y compris d'abord par rapport au monothéisme judaïque ou islamique.

    Le judaïsme réduit l'évolution de l'humanité à celle d'une tribu de chameliers sémites qui veulent rester les premiers  dans une histoire et un territoire que leur aurait confiés Dieu. Cela fait des jaloux, c'est pourquoi  Mahomet prétendit aussi  unifier toutes les tribus sémites. Il aurait bien aimé être adopté par les juifs comme prophète mais il fut rejeté au désert et l'on connait la conséquence de ce rejet encore aujourd'hui.

    Avant Mahomet Jésus avait voulu lui aussi réformer le peuple à la nuque raide mais il fut lui aussi rejeté. Les chrétiens  toutefois eurent la chance de voir leur prophète devenir  Fils de Dieu par l'intercession de l'Empereur romain. Ce dernier voulut inscrire le christianisme comme fondement de l'Histoire humaine à travers Rome, et c'est ainsi que l'Empereur devint  le Pape. 

    L'histoire humaniste commença alors avec celle de ce  Jésus. Ce Jésus qui prêcha le royaume intérieur mais avec  en plus la vision eschatologique et messianique des monothéismes sémites, un plus par rapport à l'enseignement de Bouddha. Pour ce dernier en effetl tout est illusion ou  maya en ce bas monde; ce qui  n'est guère constructif.

    Le catholicisme aussi rappelle l'illusiont du monde  avec l'Ecclésiaste  qui clame que tout est vanité ! Vanitas vanitatis ! Mais le catholicisme  ne prêche pas l'extinction du désir , il veut simplement l'orienter dans le respect de  la Loi naturelle. 

    Le catholique ne déserte pas le monde car pour lui comme pour le juif ou le musulman le monde est un combat, un djihad au service de Dieu. Mais contrairement à ces religions sémites primitives le catholicisme est l'héritier de Rome et de sa vision impériale et politique.  Le catholicisme a créé l'Occident.   

    Il  est même pour l'Occident ce que le Confucianisme est à la Chine. En cela il est même le seul antidote au poison de la sous culture athée du tout à l'égo narcissique qui détruit l'Occident. Choisir le catholicisme c'est s'engager dans  le Kulturkampf du salut de l'Occident et le progrès spirituel de l'humanité.

     

     

     

  • Les miracles catholiques et les autres.

     

     

     

     

     

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    Source Emission "En quête d'Esprit" sur C  news  3 mai 2026. Les miracles eucharistiques.

     

    La lecture catholique des phénomènes paranormaux est un outil de qualité dans l'approche des phénomènes non expliqués. L'église catholique a le mérite de proposer  une approche balisée de faits dûment attestés, du moins s'agissant des miracles modernes étudiés par la science.

    Il n'en est pas de même bien sûr des miracles rapportés par les traditions religieuses comme par exemple l'ascension de Jésus au ciel, que nous fêtons ce jour, qui inspira sans doute celle de Mahomet sur sa  mule. Mieux vaut croire à ces histoires pour complaire aux théologiens mais sans prétendre expliquer quoi que ce soit faute d'information scientifique.

    Heureusement  de nos jours et s'agissant du catholicisme, la rigueur scientifique moderne permet de crédibiliser des faits échappant à toute explication rationnelle, j'ai nommé les apparitions mariales et les miracle eucharistiques. Au contraire, s'agissant de l'islam et du judaïsme le chapitre " miracles" renvoie aux temps anciens; ce qui ne veut pas dire cependant que ces religions ignorent les miracles de nos jours.

    Des faits non expliqués sont également rapportés concernant les ascètes de l' Inde ou de l'Himmalaya. Le catholicisme n'a pas le monopole des miracles donc mais il retient ceux qui corroborent son récit, en particulier les miracles eucharistiques.

    Ceux-ci confortent la lecture chrétienne de la foi, tout comme d'autres faits extraordinaires apportent de l'eau au moulin à prières bouddhiste, j'ai nommé les faits inexpliqués qui désignent des enfants comme prochains Dalaï Lamas. 

    Enfin  et peut-être surtout, il y a les faits inexpliqués concernant les Ovnis. Ceux-ci peuvent justifier un discours religieux sur les anges ou les démons aussi bien qu'un récit  scientiste et transhumaniste. C'est le cas s'agissant des phénomènes attestés de Fatima.  L'église catholique ne s'y est pas trompée d'ailleurs puisqu'elle n'oblige pas les catholiques à croire à la plupart des apparitions mariales.

    Une seuls chose est sûre, à savoir que nous allons tous mourir sans connaitre la suite de ces histoires mais nous serons tous d'accord pour penser que nous sommes concernés ici et maintenant par ce qui se passe au-delà de tout ce que nous pouvons penser ici et maintenant en fonction des théories de la science et des récits religieux.

    Peut-on alors réconcilier science et religion pour penser cet au-delà  ou Au-delà +?

     C'est ce que fit le Père Teilhard de Chardin. Pour lui le sens de l'Evolution humaine est la réalisation de l'humain en Jésus-Christ. Le Père Teilhard développa une théologie de l'espérance scientifique et non une preuve de la vérité selon le catholicisme. Son discours a toutefois le mérite d'associer  le Mystère de l'être et de la personne à celui de l'Evolution créatrice.

    Bien que non reçue à Rome sa  théologie se veut strictement catholique et romaine mais de ce fait elle est un peu réductrice parce qu'elle n'associe le Christ qu'à la seule personne du Jésus historique. Une théologie catholique dans le sens d'universel laisserait la porte ouverte à une conception  du Christ défini comme le lien entre conscience individuelle et collective, le pont entre Dieu et l'homme.. Une telle conception  ne ferait plus du Christ la seule "propriété" labellisée et reconnue de l'église catholique. Faut-il donc l'expliquer aux nuls ? Les évangélistes le font bien sans demander la permission à Rome, alors pourquoi pas un nul dans mon genre ?

    La prochaine note sera donc intitulée  "Jésus-Christ pour les nuls".

     

     

  • Théologie négative et catholique.

      

     

     

     

     

     

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          Ouvrages de référence

          "Dieu, la science et les preuves"  de Michel Yves Bollore et Olivier Bonassiers.

          "Dieu ? le philosophe et le rabbin" de Michel Onfray et Michel Azoulay.

           "Théologie négative et connaissance de Dieu  chez Maître Eckart " par Vladimir Lossky 1960 Librairie philosophique. Paris.

    Pour comprendre cette note, le lecteur doit savoir d'abord qu'il existe deux façons de faire de la théologie. La première est dite cataphatique parce qu'elle consiste à affirmer les attributs de Dieu,  la seconde est dite apophatique ou négative. Selon elle on ne peut rien dire de Dieu sinon qu'il est inconnaissable, donc au-delà de toute compréhension humaine et donc de tout dogme.  Cette théologie se réduit alors à la seule affirmation d'un mot innommable ( que l'on ne peut nommer ). Il n'y a de Dieu que Dieu ( et la suite n'est que littérature )

    Cette théologie est œcuménique par nature car elle renvoie à la conscience de chacun et non aux affirmations les plus diverses qui fondent les théologies cataphatiques. Pour la théologie  négative Dieu n'est qu'un mot cela va sans dire, mais pour la théologie cataphatique cela  va mieux en le disant. Faites votre choix.

    La théologie négative apophatique ne prétend ni nommer Dieu ni encore moins parler en son nom. Lorsqu'il s'écrie '" Il n'y a de Dieu que Dieu" Mahomet dit l'essentiel  mais au lieu d'en rester là en précisant que tout discours sur Dieu n'est que littérature, il fait lui même de la littérature en créant une religion. Et il le fait par dépit  d'avoir été rejeté par les juifs qui prétendaient déjà être les seuls à pouvoir parler au nom de Dieu. 

    Prétendre connaitre Dieu et le dire avec des mots créé les religions mais aussi les divisions et les guerres. Bref la théologie cataphatique est une théologie catastrophique, mais sans elle aucune religion ou institution religieuse ne peut se constituer. En effet la théologie apophatique ne se réduit pas au langage, elle est l'expérience mystique indicible de la pointe de l'âme.

    La théologie négative n'interdit pas cependant de réfléchir à la question de Dieu sur la base de la raison et de la science. Mais elle ne saurait conclure et cela d'auutant plus que la science elle même n'est souvent que prétexte à jeux de mots. C'est ce que démontrent pas exemple Michel Onfray et  Michel  Azoulay dans leur ouvrage commun "Dieu ?  Le philosophe et le rabbin". Ce livre est un bon divertissement intellectuel et visiblement les deux co auteurs se sont fait plaisir en l'écrivant, y compris au prix de quelques énormités comme lorsque Michel Onfray met en doute l'historicité de Jésus. Un livre plaisant, rien d'autre.

    Au contraire  le livre de Michel Yves Bolloré et Olivier Bonassiers est très sérieux et doit être lu absolument car il pose les bonnes questions sur la science.  Il ne prétend pas apporter la preuve de l'existence de Dieu, ni affirmer quelque dogme que ce soit et encore moins apporter la preuve mathématique de l'existence de Dieu, mais  il rassemble un  faisceau d'indices concordants qui  rendent Dieu nécessaire à l'origine de la question.

    A notre liberté humaine de trouver ensuite une réponse qui conduise vers Lui et qui soit catholique, c'est  à dire universelle. Sur ce  point  Michel Yves Bolloré et Olivier Bonassiers réduisent le sens de catholique ( qui signifie universel ) à l'église romaine; ce qui est un bon début.

    La théologie négative permet cependant d'élargir la notion de catholicité et elle est très utile au dialogue  œcuménique entre religions, à commencer par les monothéismes.

    En voici quelques exemples.

    Pour un chrétien l'Eucharistie est un symbolisme vivant et le fondement  de son rapport à Dieu à travers Jésus-Christ. Or ce rituel, cannibal pour certains, n'est qu'un pur acte de foi. En théologie négative il ne nous dit rien de la nature de Dieu. Cela devrait rassurer juifs et musulmans. 

    Sur le sujet de Dieu l'islam commence bien car Mahomet proclame qu'il n'y a de Dieu que Dieu, puis il se fourvoie dans la théologie cataphatique en prétendant énumérer les attributs de Dieu. Heureusement la théologie apophatique soufie rétablit l'honneur de l'islam et permet à tout croyant de prier Dieu dans l'unité de la conscience. Cela est si vrai que les soufis sont parfois assimilés à de crypto chrétiens.

    Enfin et surtout la théologie négative permet de réconcilier les juifs dans le peuple de Dieu. Les juifs, au début de leur histoire et au nom de la théologie négative n'osaient pas nommer Dieu afin de bien le distinguer des idoles. Hélas ensuite ils eurent la prétention de lui attribuer un peuple élu, le leur. Une erreur évitable selon la théologie négative. Ne pas nommer Dieu entraine  que l'on ne peut pas lui attribuer un peuple, ou alors il faut admettre que le seul peuple de Dieu est l'humanité toute entière.

    Bonnes lectures. 

    PS  Au nom de la théologie négative vous pouvez vous dispenser de lire l'ouvrage de 500 pages de Vladimir Losky sur "La théologie négative et la connaissance de Dieu chez Maître Eckart". A quoi bon en effet écrire un livre pour dire qu'il n'y a rien à dire.