C'était sur LCI ce dimanche 17 septembre, au cours de la chronique intello parisienne des copains d'abord et d'avant de la Télé officielle.. Il était question de la participation d'Emmanuel Macron à la messe du pape à Marseille. Un non évènement dans un pays normal où la courtoisie entre chefs d'Etat semble naturelle, mais pas en France, pays d'esprits forts ou prétendus tels, qui sont censés ne pas se commettre avec la religion.
Problème donc pour les deux compères Luc Ferry et Daniel Cohn-Bendit. Comment faire pour ne pas critiquer le président car tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute, tout en se distinguant de la religion, afin de ne pas apparaitre en train de pécher contre la laïcité et autres carabistouilles habituelles dans ce pays ?
Tout simplement en tranchant d'un coup de menton le problème fondamental de la vie et de l'être humain en affirmant fièrement comme Luc Ferry, je cite, "Je suis athée comme pas deux", tout aussitôt suivi par papy 68 qui renchérissait.... "Moi aussi, moi aussi ".
Grand bien leur fasse ! Sauf qu'en d'autres temps j'ai entendu Luc Ferry plus prudent sur le sujet au point d'être prêt à parier sur le catholicisme...pari stupide certes, mais qui en dit long sur ce grand cabot typique du microcosme intellectuel français.
Dieu n'est qu'un mot bien sûr, mais cela va mieux en le disant et en s'y référant. C'est là tout le mystère de la foi et de la religion et cela mérite mieux que le cabotinage des plateaux télé.

Les propos du pape en Mongolie ne sont pas ceux de son formatage politique et théologique latino gauchiste habituel. En rendant hommage au théologien français Teilhard de Chardin il semble enfin prendre conscience que l'essentiel pour le catholicisme est son renouvellement intellectuel et théologique. Autre surprise, en incitant les Chinois à être de bons citoyens, le pape semble découvrir la vertu de l'ordre social, fût il confucéen et autoritaire, plutôt qu'encouragement à la subversion.