Considérant ce qu'il se passe à Mayotte on est sidéré face à la décision du gouvernement de lancer à grand son de trompe une opération vouée à l'échec. Ou alors est-ce pour Emmanuel Macron une simple opération de communication pour faire croire qu'il agit en matière d'immigration ? Une manière de prendre l'opinion à témoin qu'il fait ce qu'il peut mais qu'il ne peut rien ?
Ce qui est faux car le Droit International permettrait à la France d'agir mais le problème est ailleurs, il est d'ordre politique. Tout se passe en fait comme si le Droit International ne s'appliquait que que lorsqu'il s'agit de défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, mais cessait de s'appliquer s'agissant de la défense de la frontière française dans l'Océan Indien.
Face à l'habituelle chienlit française le Président semblait avait un comportement gaulliste et l'on pouvait espérer qu'il serait plus qu'un président par défaut. L'affaire de Mayotte démontre le contraire. Elle démontre l' éloignement du réel d'un petit marquis technocrate interchangeable parmi les autres "communicants" du microcosme parisien, loin du pays réel.
Pire, formé, ou plutôt déformé, par Sciences Po et l'ENA, Il ne gouverne pas, il communique, mais mal. Il prétend relancer son quinquennat en cent jours ! Belle formule sauf que les cent jours se sont terminés par Waterloo.
A l'heure où l'Union Européenne se mobilise contre la Russie au nom du respect du Droit International, il est paradoxal de constater que depuis des années cette même UE ne cesse de fouler au pied le Droit International dans la question migratoire.
Pour Prygogine le chef de la milice Wagner l'heure des comptes est venue. Il constate qu'après avoir fait le sale boulot à Bakhmout, ce sont les paras russes qui bouclent l'encerclement et vont s'approprier le bonus de la victoire. Prygogine note que face aux Ukrainiens il n'y a que des coups à prendre et rien à gagner. Pour lui le compte n'y est pas, aussi propose-t-il d'arrêter les frais en attendant de se refaire en Afrique où il est facile de se payer sur la bête. De la facture à la fracture avec Poutine il n'y a qu'un pas...à ne pas franchir trop vite cependant.