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Actualité en lecture spirituelle - Page 222

  • Le pape François" L'Eglise que j'espère". Un livre pour rien.

    AZ

    MV5BMTM4MTk0MDg1MF5BMl5BanBnXkFtZTYwNzg4ODQ3__V1__CR39,0,407,407_SS90_.jpgNon je n'irai pas jusqu'à classer ce livre dans la catégorie " Paranormal et inexpliqué", mais presque. Qui  est donc en effet cet Extra Terrestre qu'on appelle le pape ?

    Première remarque, ce n'est pas lui qui a écrit le  livre malgré son titre. Et c'est ainsi pour des raisons de marketing. Un pape sur une couverture ça fait vendre aussi bien qu'une fille à poil !!! En réalité le livre a été rédigé par un jésuite, le Père Spandero qui relate une série d'entretiens avec le Saint Père.

    J'ai reçu ce livre à Noël en cadeau avec le livre du professeur Machio Kiku " the future of the mind". Autant j'ai été passionné par  le livre de Machio Kiku, autant je suis déçu par ce prétendu ouvrage du pape qui n'en est pas un.

    Quand je l'ai ouvert je m'attendais à y trouver une feuille de route, non seulement pour la réforme de l'institution vaticane mais également une vision de l'Eglise pour le monde de demain. En refermant le livre je me suis dit " Mais de quoi parle-t-il au juste ? Je croyais qu'il s'agissait de l'Eglise"  En fait en lisant ces pages si loin du monde d'aujourd'hui, il m'est devenu clair qu'aucun jeune contemporain  ne peut avoir envie de devenir chrétien, et encore moins catholique, en lisant ce genre de littérature édifiante mais irréelle. 

    Question. Qu'apporte l'église catholique à celui qui paie sa cotisation de membre ?

    A l'heure où en Allemagne par exemple, des milliers de fidèles se font " débaptiser" pour ne plus payer le Kirchensteuer ( l'impôt de l'église )la question devient existentielle pour l'institution. En effet la concurrence est rude sur le marché du religieux aujourd'hui. Jugez en un peu.

    Il faut 5 minutes pour devenir musulman et... partir se faire tuer avec enthousiasme au nom de Dieu.

    Il faut des années d'étude pour devenir juif,  mais sans garantie de l'être tout à fait.

    Mais faudra-t-il  l'éternité pour que le théâtre du Vatican renouvelle le programme à l'affiche ? JMJ et papamobile font encore recette certes, mais pour combien de temps encore ?

    Faut-il désespérer de l'institution romaine ? En bien non car elle est vouée à se transformer, il faut pour cela faire confiance à la Vie. Encore quelques années et les jeunes clergés africains auront remplacé les vieux hiérarques italiens de la Curie. Ce jour-là on jouera du tam tam place St Pierre et l'on transformera le Vatican en musée...pour le plus grand profit de l'Eglise renouvelée. 

  • Dieu et/ou la République ?

    imagesJ86XKS5Q.jpgL'Etat et la Religion ont pour fonction d'assurer la cohésion sociale des groupes humains. Cela est si vrai qu'à l'origine Etat et Religion se confondaient dans la fonction sacrée du Roi. Puis l'Etat et la Religion se sont peu à peu différenciés en Occident où la religion désacralisée n'est plus que folklore. Le problème est que l'Etat ( la République chez nous ) s'est peu à peu désacralisé lui aussi; ce qui conduit à l'anarchie que nous connaissons.

    Seules des minorités convaincues croient encore à la Religion et à la République mais en s'opposant. Opposer Dieu à la République, et vice versa, crée un grand trouble dans une société hallucinée qui majoritairement ne croit ni à Dieu, ni à la République, mais à la consommation, et qui  désespère face à la montée de la précarité.

    En gros on peut dire que c'est de ce vide spirituel et de ce désespoir que naissent les fanatismes  mortifères. Ne nous y trompons pas en effet , l'unité nationale de" l'après  Charlie" n'est qu'un épiphénomène émotionnel et médiatique qui se dissipe déjà.

    Mais en poussant l'analyse plus loin on constate que la situation actuelle est la conséquence de trente ans d'aveuglement républicain sur les conséquences culturelles et sociétales de l'immigration musulmane. L'euphorie des "trente glorieuses" de croissance ininterrompue fit croire à tort que l'homo economicus, l'homme producteur consommateur, allait remplacer l'homo religiosus, l'homme religieux.. En outre sous l'effet de l'hédonisme libertaire ambiant,  l'Etat  renonça à toute autorité. La citoyenneté est devenue introuvable dans une société dans laquelle les individus  ne se connaissent plus que des droits et oublient  leurs devoirs. Et c'est ainsi que dans l'Europe déchristianisée  l'individualisme hédoniste a  ouvert un boulevard à toute forme de religion prosélyte apportant un espoir collectif au nom de Dieu.

    Prétendre revenir à la République de grand papa est une impasse. La politique doit au contraire partir du fait religieux pour remettre Dieu au cœur du projet sociétal. Nous en sommes loin, mais plus la crise s'approfondira et plus Dieu fera son retour en politique, pour le meilleur ou pour le pire.

    Mais qu'attendent donc les églises pour apporter des réponses  à nos jeunes ? Le message de Mahomet semble mieux passer que celui du Christ. Peut-être parce qu'il est simple à comprendre, alors que l'incompréhensible préchi précha de nos curés fait  mourir d'ennui. L'islam s'affirme à grand bruit tandis que nos bureaucrates romains se perdent dans leurs querelles byzantines et le verbiage. Dommage, car la vocation de l'Eglise est d'affirmer haut et fort à la face du monde, qu' "Il n'y a de Dieu que Dieu et que tout le reste n'est que littérature ".

  • Europe demain l'islam ?

    120px-Flag_of_Saudi_Arabia_svg.png L'importance de l'immigration musulmane et les récents évènements parisiens ont mis en lumière l'impact de l'islam sur les sociétés occidentales. Pour le meilleur ou pour le pire ?

    Le pire serait la guerre civile. Elle n'est pas impossible comme semble le penser Houellebeck dans son livre intitulé " Soumission". Nous savons aussi que "les civilisations sont mortelles" ( Paul Valéry) et nous n'ignorons pas que la nature a horreur du vide. Si donc l'Europe renonce à ses valeurs et refuse ses racines judéo-chrétiennes, il y a gros à parier qu'elle sera...musulmane car l'homme est un animal religieux qui ne peut se contenter d'adorer un taux de croissance.

    Je crois quant à moi au meilleur car l'islam pose de manière radicale la place de Dieu dans notre société et nous oblige à repenser notre rapport au sacré dans notre propre tradition religieuse, essentiellement chrétienne et plus particulièrement catholique. Mais c'est une remise en question radicale qui implique le  refus de la soupe tiède religieuses bien pensante et politiquement correcte que nous servent le Vatican et les institutions religieuses établies. Que ces institutions se remettent en question et vite, si elles ne veulent pas voir s'accélérer le phénomène massif de sortie des églises établies, ou pire la conversion de nos jeunes à l'islam radical !

    Car, et c'est là le paradoxe des vieilles sociétés européennes, que cette sortie massive des institutions religieuses parallèlement à un retour puissant du sentiment religieux et de la quête d'engagement spirituel. Les églises se vident mais les sectes, islamiques ou non, font recette, ainsi que les stages de développement spirituel.

    L'avenir du christianisme n'est donc pas dans ses vieilleries institutionnelles et morales, surtout celles du catholicisme romain, mais dans les nouvelles formes du vécu de la foi, comme par exemple celui des communautés de base. Ces dernières n'ont pas besoin d'institutions ni d'églises, mais de pasteurs qui fonctionnent un peu comme les imams reconnus par la communauté des croyants.

    Europe demain l'islam ? Non mais une Europe renouvelée par la foi  de croyants de toutes origines capables ensemble de remettre Dieu au cœur du projet sociétal, ce que d'aucuns appelleront une Europe ré évangélisée.