Source " Pravda du 17 02 2021 )
Selon les informations parues dans la " Pravda" concernant l'évolution de la situation politique en Biélorussie, le Vatican serait appelé à être le garant d'accords en cours de négociation entre la Russie et la Biélorussie.
Il faut s'en réjouir car la Biélorussie et la Russie orthodoxes appartiennent à cette Europe restée authentiquement chrétienne qui ne demande qu'à renaître à la face du monde. Dans cette perspective le rôle diplomatique du Vatican est particulièrement estimable et utile.
Le problème est que le Vatican est aussi le siège de l'église catholique qui prétend être l'Eglise, or l'Eglise relève de Dieu et non de César, et elle ne se réduit pas au pré carré romain. Comment alors sortir de la contradiction pour retrouver le visage de l'Eglise authentique et vivante ?
Peut-être en cessant de confondre le patrimoine culturel catholique et le vécu catholique de la foi chrétienne. Qu'il s'agisse des trésors de l'art et de la culture, du fonctionnement de la diplomatie ou de l'université vaticane, ce patrimoine a une valeur inestimable et doit être préservé mais il doit être distingué de la mission pastorale et prophétique de l'évêque de Rome.
En effet s'il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, nul ne peut être Dieu et César ………..en même temps,. Pour cela il faut s'appeler Emmanuel Macron et ne pas être pape, comme tous ces malheureux pontifes condamnés à assumer une fonction impossible au point de les décourager et les amener à ne plus souhaiter que d'être des papes .......émérites !
Des papes émérites ? Mais c'est bien sûr! Il faut qu'on en reparle dans une prochaine note.
Ce n'est pas moi qui pose la question mais le blog Belgicatho (12 février 2021). Qu'une telle question soit posée sur un Blog ultra papiste illustre le désarroi des catholiques. Condoléances bien sûr mais ce n'est pas si grave, car le catholicisme spaghetti à la romaine n'est ni le catholicisme ni encore moins tout le christianisme. Nous en reparlerons mais d'abord le constat.
Source : "Le prophète et la pandémie" de Gilles Kepel.