La convention des droites réunie par Marion Maréchal les 28/29 septembre a permis à Eric Zemmour de tendre le miroir à une société française qui ne veut pas voir la réalité en face. Cela lui vaudra sans doute quelques péripéties judiciaires et de nouveaux succès d'audience et de librairie.
Le problème est qu'Eric Zemmour reste dans le constat et ne propose pas de solutions. Il est lui-même très politiquement correct en ne remettant pas en cause le concept de laïcité. La laïcité qui veut ignorer le fait religieux, aboutit à rendre irréaliste la relation de l'Etat avec le pays réel des territoires.
Le constat est qu'une société sans Dieu est semblable à la tour de Babel, construction bâtie au hasard et vouée à s'effondrer comme l'Europe qui nie ses racines chrétiennes. Une société sans Dieu n'est pas viable, voilà ce que nous rappelle l'islam et qui motive l'engagement de nombreux convertis dégoutés d'un christianisme fade qui n'ose plus s'engager.
Oui mais Zemmour est juif et il ne peut tout de même pas rejoindre les émules de Mgr Lefèvre ! Heureusement car il y perdrait son temps car le christianisme engagé et révolutionnaire que la France et l'Europe attendent n'est pas pétrifié dans le passé mais il est celui de nos racines judéo chrétienne et des Lumières. Il n'est pas le catholicisme sectaire des spectres blanchis des prétendus gardiens de la Tradition, ni celui des gauchistes et du pape François, ce catholicisme-là ( catholique dans le sens d'universel ) est devant nous et il parle français.
Babel s'écroule mais tous sont conviés à Jérusalem où le troisième Temple ne peut être reconstruit que dans la paix fraternelle entre juifs, chrétiens palestiniens et musulmans.
Même si l'évangile de Barnabé est une forgerie musulmane du 16 è siècle cela n'enlève rien à l'intérêt de ce texte pour tous les croyants monothéistes. Ce faux repose en effet sur des fragments d'un évangile judéo-chrétien apocryphe qui nous permet de mieux comprendre les sources du christianisme qui sont aussi en partie celles de l'islam.
Le discours politique est de nouveau marqué par des accents nationalistes et certains s'en effraient. A tort selon moi car Il n'y a pas de retour des nationalismes. Ce qui s'exprime dans le discours national populiste n'est que l'angoisse des contemporains face à une mondialisation que nul ne semble pouvoir contrôler. Les nations moribondes refusent l'évolution du monde vers un horizon eschatologique encore inconnu. Nous vivons un grand moment spirituel de l'histoire.