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La Réssurection pour les nuls

 

 

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Penser la Résurrection de Jésus impose quelques conditions, la première étant d'admettre qu'il s'est passé quelque chose il y a 2000 ans concernant un certain Jésus. En effet quelques-uns nient l'historicité de Jésus. C'est ce qu' avance par exemple Michel Onfray, cet  esprit brillant mais superficiel et provocateur. Autant dire que les Anglais n'existent pas parce qu'ils n'ont pas de carte d'identité à vous présenter. Si Jésus n'avait pas existé cela se saurait et cela ne changerait rien à la réalité du Christ. 

Qu'importe  les  incohérences des évangiles, canoniques ou non, les mentions de Flavius Joseph ou l'opinion de Mahomet pour qui Jésus avait échappé au supplice de la croix, un autre ayant été crucifié à sa place. Soit, admettons que nous ne savons pas grand chose sinon qu'un homme a été crucifié, a été enterré et serait réapparu. Faute de preuve nous disposons cependant d'un faisceau d'indices laissant penser  qu'un homme a été crucifié.

Ce faisceau d'indices concerne les reliques que sont le linceul de Turin, la tunique d'Argenteuil et le Saint Suaire d'Oviedo. La science les considère comme des artefacts médiévaux mais ne peut expliquer ni leur formation ni le fait que le sang qui les imprègne soit toujours le  même , à savoir un sang AB + très rare. La même science ne peut pas expliquer non plus que parfois des hosties consacrées deviennent du tissu cardiaque stressé imprégné de caillots de ce  même sang AB +

Autre mystère, celui du tombeau. Depuis 2000 ans on nous ressasse des histoires concernant ce tombeau que le criminel Jésus n'aurait jamais dû occuper or c'est bien là la clé du mystère.  Selon  la loi juive en effet  les criminels n'avaient  pas droit à un tombeau et étaient jetés dans la fosse commune. Or l'homme crucifié était un criminel selon le jugement et pourtant il fut enterré dans un tombeau, ce fameux tombeau qui est au coeur de l'histoire de la Résurrection. L'homme dit-on fut enterré dans le tombeau appartenant à Joseph d'Arimathie, notable juif du Sanhédrin mais déjà chrétien par son humanité et sa compassion. Il voulut un enterrement décent pour Jésus en le plaçant dans le tombeau de sa famille pour y accomplir les rites mais il ne pouvait pas plus . S'il avait maintenu Jésus dans le tombeau il aurait provoqué  un scandale au Sanhédrin. Il revint donc au tombeau, fit rouler  la pierre  de l'extérieur  et fit disparaitre le corps. Rationnellement l'histoire ne pose aucun problème. Exit Jésus, vrai homme. Voici le Christ vrai Dieu.

 L'histoire de cadavre disparu est une histoire de fossoyeur qui ne dit rien de la dimension extra matérielle de l'existence et elle réduit l'être humain à sa spatio temporalité biologique. En effet si nous devions ressusciter dans notre corps biologique ce serait comment ? Comme fœtus ?    A 20 ans ? Ou à l'heure du décès ? Une telle résurrection est absurde et  nous réduit aux rénovations cosmétiques des salons de beauté. Non ce dont il est question dans cette histoire c'est de la Vie Eternelle ou encore du Royaume Intérieur annoncé précisément par ce Jésus, celui-là même qui apparut en esprit à ses disciples.

Hallucinations répondent les matérialistes, sauf qu'ils réduisent  la nature du réel  à leur refus de l'Au-delà. Les apparitions sont des faits signifiants. Certes les hallucinations pathologiques existent mais elles sont semblables à  la fausse monnaie qui  ne saurait chasser  la bonne pour autant. De nos jours et au nom de la science il n'est plus possible de nier les réalités stupéfiantes de cet au-delà que nous ne comprenons pas. Sur l'Au-delà la science ne sait pas. Malheureusement comme les religions  elle a aussi ses dogmes intangibles.

Que conclure ? Qu'il n'y a  de Dieu que Dieu et que tout le reste n'est que littérature religieuse ou scientifique.  Oublions donc les dogmes religieux ou scientifiques car pour être "sauvé" il suffit d'avoir la foi au Dieu vivant et de vivre de cette foi intime qui seule  permet d'accepter notre croix personnelle, à l'instar de ce crucifié, aussi mort et aussi vivant que vous et moi, ou nos chers disparus.

Le christianisme c'est la foi au Dieu Vivant en conscience et vérité selon  l'exemple de Jésus Christ.

Le christianisme peut être vécu  discrètement en dehors de toute religion, ou même en d'autres religions en conscience et vérité mais il est mieux d'en partager la bonne nouvelle en suivant le chemin balisé de l'Eglise. Ce sera le thème de la prochaine note " Le catholicisme pour les nuls !"

 

 

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