http://le-vieux-templier.hautetfort.com/

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le vieux templier - Page 241

  • Au début était le Verbe

    images (8).jpg"Au début était le Verbe" ainsi commence l'évangile initiatique de St Jean.

    Ainsi commence aussi la culture de l'Occident ancrée dans le monothéisme, une culture extériorisée par la  parole à l'opposé de la culture du non dit, du non révélé de  l'Orient.

    L'Orient  renvoie à l'illusion existentielle et à la Maya, à l'impermanence des choses et à la non existence de l'Histoire. Au contraire l'Occident a inventé le mot Dieu et il a retrouvé ainsi la Parole perdue qui sauve de l'Illusion. Il donne ainsi du sens à l'aventure humaine et il fixe un horizon et une fin  à l'Histoire qui progresse vers le Bien, le Beau et le Juste à travers ses divers avatars culturels.

    En ce 21 juin 2020 le monde le pressent alors que s'effondre une culture dans le douloureux accouchement d'une autre, dont nul ne sait ce qu'elle sera. Le Dalaï Lama prêche pour la "oneness", l'unité planétaire, mais dans la confusion et l'illusion cela ne se peut. Ce monde a besoin de repères, nouveaux certes, mais il ne peut s'en passer, et il ne doit pas perdre la Parole retrouvée par l'Occident, la parole d'un certain Jésus, simple homme qui, mieux que d'autres, sut donner du Sens à l'illusion du monde, et qui, de ce fait, devint Fils de Dieu, et nous avec, un sacré progrès à ne pas perdre de vue en ce temps où tombent les statuts et les vieilles idoles.

  • Total exit, décroissance et la barque de Pierre.

    images0Y5BY9PQ.jpgPendant que coule le Titanic mondialiste ils sont tous sur le pont à s'agiter en vain, tous,à commencer par le pape,tandis  que l'orchestre joue " Plus près de Toi mon Dieu" 

    Evidemment comme toujours c'est l'Anglais qui voit plus loin. Il ne prétend pas négocier quoi que ce soit, il n'en est plus temps. Brexit ou pas ! Accord ou no deal , quelle importance en ce temps de Total exit !

    Il y a encore peu de temps on nous annonçait le futur radieux de l'aviation,  les prévisions du développement du trafic aérien étaient mirobolantes. On sait maintenant que  le trafic aérien  est en train d'exploser en vol avec des millions de chômeurs en perspective.

    L'avenir c'est la décroissance, elle est nécessaire et il faut se réjouir de la crise salutaire que nous vivons en dépit de ses  conséquences dévastatrices pour l'économie mondiale.

    Le problème est que beaucoup vont couler parce que les  chaloupes de sauvetage ne sont pas prêtes ou sont encore trop peu nombreuses.

    Note politique direz-vous ? Certes oui puisqu'au Vatican la religion est politique  avec son pape qui évacue sur la chaloupe de l'écologie une barque de Pierre qui fait eau de toutes parts.

     

     

  • Révolution verte et catholique ?

    téléchargement (10).jpgLa réponse aux interrogations sur l'avenir du catholicisme est-elle dans l'écologie ?

    C'est en tout cas la tendance actuelle à Rome. Sous l'impulsion du pape François, les frères du même nom viennent de lancer une campagne mondiale pour l'application des préconisations de son encyclique  Laudato si. Cette campagne  lancée fin mai 2020 durera jusqu'au 24 mai 2021.

    On ne peut qu'être d'accord  avec l'initiative, tout comme on ne peut qu'être d'accord avec toutes les bonnes intentions. Le problème bien sûr est la mise en oeuvre et  c'est là que commencent les difficultés.

    Une Encyclique est un monument de centralisation, c'est la parole contrôlée absolue, bref la "fulmination" d'une Encyclique est en soi  le contraire de la démarche écologique qui est de nature démocratique et décentralisée. La démarche écologique part du terrain, du local, de la base et non du sommet.

    Mais il y a pire, une Encyclique est un acte politique et non spirituel, c'est la raison pour laquelle une Encyclique sera de droite ou d'extrême-droite, comme sous Pie IX ou au contraire de gauche, voire d'extrême-gauche comme avec le pape actuel. 

     Pour certains catholiques  conservateurs en effet  le pape François est l'anti pape, Satan à la tête de l'Eglise.Certes mieux vaut rire de ce genre de délires mais  cela ne signifie pas pour autant qu'il faille suivre le pape  dans son gauchisme politique,. Certes Saint François fut d'abord un révolté qui eut maille à partir avec la hiérarchie religieuse de son temps mais les Franciscains ne sont plus aujourd'hui que de simples pions du Vatican au service d'une politique de gauche. Heureusement le pape n'est pas Mao  Tsé Toung qui, du haut de sa toute puissance, pouvait lancer une révolution culturelle affectant 1 milliard d'êtres humains. Heureusement le pape ne  peut que "fulminer" et ne contrôle plus grand chose.

    Côté positif il est heureux de constater que ses paroles  accompagnent le mouvement de l'humanité dans le sens de son évolution vers une transition écologique salutaire. Or il se trouve que cette évolution correspond aux  "fondamentaux" du christianisme qui sont effectivement révolutionnaires. Ce sont ces valeurs chrétiennes de partage et d'amour du prochain qui précipitèrent la chute de l'Empire Romain. Les soldats chrétiens ne voulaient plus combattre les Barbares, comme St Martin, l'officier romain qui coupa en deux son manteau d'uniforme pour en donner la moitié à un mendiant qui tremblait de froid.

    Or un soldat est fait pour combattre et non pour faire la charité, tout comme un chef d'Etat est fait pour maintenir l'ordre institutionnel, or en tant que chef d'Etat  le pape François est  un dangereux gauchiste. Sa politique déstabilise un  peu plus la société  occidentale  en pleine perte de repères, et cela au profit des forces montantes  du monde pauvre et barbare du sud en migration vers les richesses de  l'hémisphère nord.

    La politique du pape est celle de St Augustin face à la chute de Rome. " Passons aux Barbares !" s'était écrié celui qui rêvait de construire le royaume de Dieu sur terre, la chrétienté,  sur les ruines de Rome. 

    Le pape François veut un monde renouvelé par les valeurs  christologiques et écologiques  sur les ruines d'un mondialisme matérialiste, mercantile et inégalitaire.  L'évolution des choses lui donne raison, mais plus qu'une radicalité politique contre productive, elle exige que l'Eglise donne l'exemple concrètement à travers un renouvellement théologique œcuménique  et la relocalisation  de ses modes de fonctionnement. 

    Plutôt qu'une bureaucratie centralisée à Rome le catholicisme doit redevenir une constellation d'églises locales  de type monastique impliquées dans des entreprises et des projets de développement durables à haute valeur ajoutée spirituelle. Dans ce catholicisme-là Rome  reste le symbole de l'unité et cesse d'être un pouvoir bureaucratique qui tourne dans le vide.

    Mais là nous dépassons l'analyse et nous sommes déjà dans les réalités de demain qu'il faut se garder d'anticiper trop tôt.