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Christianisme - Page 156

  • A propos du curé d'Ars.

    sans-titre.pngLe curé d'Ars ressemblait à Voltaire dont il était le double opposé. L'un est resté le symbole du scepticisme railleur et superficiel, tandis que l'autre fut un exemple de foi catholique à la limite du fanatisme.

    Comment interpréter les phénomènes paranormaux dont le curé d'Ars fut l'objet ? Peut-être en les considérant comme des réalités qui méritent étude scientifique tout en étant des repères spirituels.

    Ainsi comprendrons-nous que les phénomènes "diaboliques" dont parlait le saint curé furent en réalité des phénomènes de Poltergeist associés à une psyché perturbée. Mais des phénomènes réels à effets physiques. 

    Autre remarque sur le sujet. Le curé d'Ars se livrait à des mortifications et ne mangeait pas, ou si peu. Or l'on sait que le jeûne est la condition des états de conscience modifiée, comme si le corps porté à la limite de l'auto destruction  permettait l'expression différente des énergies qui normalement assurent son fonctionnement. Plus le corps est faible et plus l'Esprit se manifeste.

    Mais si nous ne sommes que de l'énergie informée, cela expliquerait aussi que le détournement de l'énergie corporelle par les mortifications provoque une prise de conscience d'informations autrement que par les voies normales de la communication. La télépathie serait alors possible. Qu'il me soit permis de rapporter sur le sujet une anecdote transmise oralement dans ma famille.

    Un de mes ancêtres très pieux, très catholique, habitait le Creusot. Il avait calculé que par le train il pouvait se rendre à Ars et revenir par le train dans la même journée. Arrivé à Ars il constata la foule immense qui attendait pour se confesser auprès du saint homme. Il pensa alors que s'il attendait, jamais il ne pourrait prendre le train du retour. Il fut alors appelé par son nom ( il s'appelait Dufour ) par le curé d'Ars qui le fit passer devant tout le monde afin qu'il put prendre à temps le train du retour. Comme s'il avait perçu le problème de mon ancêtre.

    En vérifiant sur internet je n'ai pas trouvé l'anecdote de mon aïeul, mais j'ai lu une histoire concernant un autre Dufour, cordonnier de son état à Lyon, pas très catholique puisque spirite,  et qui fut également appelé par son nom par le saint curé. Apparemment le même phénomène télépathique pour deux personnes s'appelant Dufour.

  • Pour une théologie multiculturelle et agnostique.

    Symboles_religieux.pngSeule les scientifiques et les mystiques approchent un peu le mystère de Dieu mais les religions se trompent lorsqu'elles Le réduisent à des définitions ou des dogmes, et prétendent le mettre en comprimés à prendre de préférence à jeun. Rien ne peut être dit de Dieu, ou tout peut en être dit à la fois, c'est affaire de culture et de sémantique.

    Voilà pourquoi pour éviter les affrontements religieux stupides à propos de simples jeux de mots, une théologie œcuménique multiculturelle et agnostique s'impose.

    Agnostique car rien ne peut être dit sur la simple réalité ( les scientifiques en savent quelque chose ), et multiculturelle afin de chercher le sens commun qui fonde la communication.

    Il n'y a de Dieu que Dieu et le reste n'est que littérature, mais littérature indispensable à la communication. Rien ne peut être dit de Dieu mais tous les noms peuvent lui être donnés comme le fait l'islam, ou au contraire aucun nom comme dans le bouddhisme. On peut l'appeler Brama et symboliser ses multiples aspects  à travers des idoles, parler de monothéisme ou de polythéisme ( mais dans ce cas la trinité chrétienne en serait une forme). Qu'importe si nous comprenons qu'il EST ce qui est, y compris à la pointe de notre âme et que chacun le prie ou l'adore à sa manière ! La mienne est simple, voire simpliste, elle consiste à affirmer que la Vie vous aime si vous l'aimez. Vive la Vie ! telle est ma prière.

     

  • Catholicisme et sécularisation en Espagne.

    Symboles_religieux.pngEn Espagne aussi le catholicisme devient une religion parmi d'autres. C'est ainsi qu'il faut interpréter la volonté du nouveau roi Philippe VI de ne pas prêter serment sur la Bible et devant le crucifix.

    Il ne faudrait pas cependant interpréter ce geste selon des critères français en parlant de laïcité, mais bien plutôt en utilisant le vocable anglo-saxon de sécularisation, c'est à dire la reconnaissance du fait multiculturel religieux.

    Il y a maintenant des protestants et des musulmans en Espagne où l'influence du catholicisme est en recul, le geste du roi est une reconnaissance de ce fait. L'Espagne de la croisade catholique anti républicaine de l'Opus Dei a vécu.

    Cela ne signifie pas pour autant que le catholicisme n'ait plus rien à dire en Espagne comme ailleurs. Mais encore faudrait-il pour cela qu'il trouve de nouveaux modes de communication, en particulier dans le cadre du dialogue interreligieux. De nouveaux cadres institutionnels au sein de l'église romaine sont aussi sans doute nécessaires...vaste programme pour le pape François !