
Source Eric Ciotti sur RTL 27 06 2026
Dans la cacophonie du n'importe quoi des infos il est bon d'entendre, parfois, une parole de bon sens, d'où cette note de remerciement à Eric Ciotti, le nouveau maire de la ville où j'ai le plaisir de vivre.
Le bon sens aujourd'hui en politique intérieure c'est la rigueur budgétaire. Eric Ciotti commence son mandat de maire en la pratiquant et en imposant au budget municipal des économies absolument nécessaires. C'est une bonne nouvelle pour les niçois mais présage t elle d'une même politique dans la gestion de l'Etat ?
On peut en effet raisonnablement penser que le RN et Eric Ciotti seront prochainement aux affaires et qu'ils devront gérer la faillite du pays.
Dans cette perspective très proche, et passées les promesses électorales qui n'engagent que ceux qui les croient ( Jacques Chirac dixit ) le RN devra renflouer les caisses de l'Etat et ce ne sera pas facile. Pour y réussir il devra à la fois travailler pour les plus faibles qui ont besoin d'aide mais sans décourager les actifs, surtout les entrepreneurs.
Sur le sujet hélas les positions de Marine Le Pen ne paraissent guère différentes de celles de LFI ou de la gauche. Heureusement Jordan Bardella semble ne pas être sur cette ligne, en particulier au sujet de la réforme des retraites. Eric Ciotti aussi qui préconise une part de capitalisation et une prise en compte du cas des personnes ayant commencé à travailler très jeune.
C'est le coeur du débat car de fait les personnes qui commencent très tôt à travailler, et souvent dans des métiers pénibles, doivent pouvoir partir plus tôt en retraite en dérogation du régime général. S'agissant de ce dernier au contraire il doit être clair que l'âge du départ en retraite ne peut pas être maintenu à 60 ou 62 ans.
Ce serait l'honneur d'Eric Ciotti et du nouveau parti gaulliste qu'il inspire de clarifier le débat sur le sujet, en particulier s'agissant des agriculteurs retraités.
La question de l'agriculture n'a pas été abordée par Eric Ciotti, or s'il est un domaine de souveraineté à préserver c'est bien celui de la France rurale, la France profonde de nos paysages modelés par nos paysans depuis 2000 ans. Cette France là est la garante de notre identité et de notre souveraineté alimentaire. Elle doit donc être protégée du jeu des marchés mondiaux. Un sacré défi qui implique que la France renverse la table à Bruxelles ( ou plutôt y pratique la politique de la chaise vide comme le faisait De Gaulle) sans pour autant sortir de l'UE.
Souhaitons donc bon vent au nouveau maire, surtout s'il doit être un jour appelé à fréquenter les ors des palais parisiens où l'on respire les mauvaises odeurs des bords de Seine.