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Dans la perspectives des élections présidentielles, et dans un appel au vote communautaire,Eva Joly a proposé des jours fériés aux juifs et aux musulmans, mais elle a oublié beaucoup de monde dans une société en pleine mutation religieuse. Outre l'islam en effet, nous assistons à l'installation en France de nouvelles religiosités parfois à caractère sectaire. L'Etat ne peut favoriser aucun culte ou religion particulière,mais simplement reconnaitre les racines chrétiennes comme bien patrimonial impliquant la tradition de Noël et de Pâques.
Le cas de l'Alsace est particulièrement intéressant car le Concordat y constitue précisément un bien patrimonial issu de la tradition propre à notre région et à son histoire. Dans l'esprit concordataire l'Etat pourrait reconnaitre l'islam qui concerne beaucoup de monde chez nous mais il ne pourrait reconnaitre d'autres religions ou cultes très confidentiels mais néanmoins respectables. La sagesse consiste donc à limiter le Concordat d'Alsace Moselle à la reconnaissance de la religion musulmane et d'en rester là jusqu'à nouvel inventaire du patrimoine religieux de l'Alsace. Imaginez en effet que les Raéliens deviennent la deuxième religion d'Alsace dans 100 ans ? Que feraient alors le législateur et les amis d'Eva Joly ?
Si l'on excepte le cas alsacien et mosellan,le principe de laïcité est à maintenir. Il est toujours valable et correspond à la sagesse même,sous réserve du respect absolu de la liberté religieuse et de son expression dans le cadre de la loi. Pas question d'admettre la charia au nom de la liberté religieuse, la loi de Dieu est inscrite dans le coeur de l'homme juste et bon, et non dans les dogmes et autres charias qui prétendent parler au nom de Dieu.
La crise a une dimension morale éternelle qui fait écho aux vieilles histoires bibliques et à la notion de "péché", vieux mot culpabilisant qu'il vaut mieux traduire par erreur.La crise est la conséquence d'erreurs de développement que l'humanité doit corriger en changeant son mode de développement. Rien de nouveau sous le soleil.
Musulmans et chrétiens sont confrontés au même irrespect de leurs convictions, mais peuvent-ils mettre en cause la liberté d'expression au nom du refus du sacrilège ?