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Le vieux templier - Page 456

  • Internet et la vie monastique.

    imagesCA8SC3KF.jpgSelon un article paru dans le journal " La croix" ce mois-ci, les monastères n'échappent pas aux grandes évolutions de la société et des mentalités,au premier rang desquelles il faut citer la montée de l'individualisme.

    Selon le père Luc Commuau, abbé de la Pierre-qui-Vire ( Yonne), " même les moines sont tentés d'organiser leur vie, de trouver leurs lieux de respiration, de se faire leur opinion eux-mêmes sur Internet ".Le Père abbé ne dit pas comment les moines accèdent à Internet. J'imagine qu'ils sont autorisés à posséder un ordinateur dans leur cellule afin d'utiliser Internet dans leurs recherches en en disciplinant strictement l'usage. Mais peut-être suis-je trop libéral et trop confiant dans une démarche monastique fondée sur l'auto discipline ?

    Mais comment faire autrement puisque les règles monastiques ont été écrites alors qu'Internet n'existait pas? Saint Benoît n'avait pas prévu non plus que la quête de Dieu passerait aussi par une démarche scientifique qui ne pose pas Dieu en préalable, et il n'avait pas prévu la confrontation quotidienne du chrétien avec des religions et des chemins spirituels qui ne le sont pas, ou plus.

    Pourtant la Règle monastique est nécessaire aujourd'hui comme hier. Elle reste le fondement de toute démarche ascétique, même si le quêteur de Dieu peut le chercher en dehors des chemins balisés du dogme....et en surfant au grand large...sur Internet.

    Pour conclure, à l'intention des jeunes moines qui vont sur Internet, qu'il me soit permis d'évoquer ce jour, il y a bien longtemps, où à la fin d'une retraite à l'abbaye de Hautecombe, je décidai que je ne serais pas moine parce que j'avais acquis la certitude que le christianisme n'est pas le dernier mot sur Dieu.

    Aujourd'hui, tout en ayant la même conviction, peut-être ferais-je un choix différent, peut-être accepterais-je la Règle et l'institution catholique en mon fort extérieur, même si en mon fort intérieur je resterais un esprit libre dans ma quête et dans mes recherches....sur Internet et dans le dialogue avec des frères suivant leurs voies particulières.

    Je crois que c'est devenu possible si j'en crois le père Commuau :" il s'agit de rejoindre chaque frère là où il est, lorsque l'on y parvient s'établit une confiance qui fonde véritablement notre autorité"

  • Sur le chemin de Compostelle. Vers Puente la Reina note 16

    420px-Stjacquescompostelle.png25 septembre 2003, temps doux et couvert au départ de Cizur Minor, temps idéal pour la marche. Je note beaucoup de lotissements en briques rouges à l'anglaise autour de Pampelune, puis sur les collines partout des éoliennes gigantesques. C'est l'Espagne moderne et dynamique de l'expansion et de la croissance. C'est ce que je notais en 2003 mais aujourd'hui en novembre 2011 en publiant cette note je m'interroge. Où nous mène cette modernité qui en Espagne aboutit à laisser plus de 40% de la jeunesse sans travail ?

     Malheur à ces jeunes qui ont perdu les repères spirituels, ceux que l'on trouve sur le sentier de la tradition et de l'Eternel ! Mais en ce doux jour de septembre de 2003 je n'en étais pas là de mes réflexions et je montais péniblement vers le col del Perdon ( le col du Pardon en français). Selon une légende,le diable y attend le pèlerin et lui offre de l'eau en échange de son âme. Mais je n'ai pas rencontré le diable, sinon....un pauvre diable près d'un réchaud de camping qui m'offrit une tasse de café dans un geste d'offrance...et qui ensuite m'arnaqua en me faisant payer un prix exorbitant son jus de chaussette...un chômeur sans doute...déjà. Je lui ai pardonné au col del Perdon....

    Je fis ensuite étape à Puente la Reina, ville qui doit son nom à une pieuse reine de Navarre qui fit construire un pont pour les pèlerins. La ville me donna une impression de pauvreté et de nationalisme basque. Dans la partie ancienne très délabrée, les drapeaux basques étaient partout. Au gîte tenu par des soeurs je me suis régalé de piments grillés préparés par un Espagnol rencontré sur le sentier et que je ne revis plus jamais après la bombance pimentée d'un soir arrosée au vin de Rioja..plaisir d'un soir, convivialité d'un soir sur le sentier des rencontres éphémères.

    Le matin suivant,le 26 septembre je quittai la ville en traversant le célèbre pont et je quittai le pays basque pour m'enfoncer dans la vieille Espagne avec ses châteaux et ses villages perchés sur des montagnes pelées.   ( à suivre, le notes précédentes se trouvent sur la version blogger du vieux templier sur blogspot.com). Le Vieux Templier est désormais présent su hautetfort.com sauf pour ses archives à consulter à l'adresse http://

    http://le-vieux-templier-blogspot.com/

     

  • Sortie hors du corps et EFM .Témoignage ( suite)

    Messages de Lumière.jpgEn 1972, alors que j'effectuais mon service militaire à Metz, privé de W-end, j'avais très envie de voir mon amoureuse qui habitait Cernay dans le Haut Rhin. Le vendredi soir, couché dans ma chambrée je me suis concentré fortement en visionnant comme vus d'un hélicoptère, son village et sa maison. Je suis alors passé à travers les tuiles et je me suis retrouvé dans sa chambre où je n'avais d'ailleurs jamais mis les pieds. Elle semblait dormir paisiblement dans son lit.Subitement elle se réveille, semble me regarder fixement et se met en position assise en s'exclamant " Jean-Pierre"...Je me dis en moi-même que ce n'est pas possible d'être en même temps à Metz et à Cernay et qu'il se passe quelquechose d'anormal.

    Elle se lève et vient vers moi en me posant des questions sur ma présence. Je suis alors pris d'une grande inquiétude de ne pouvoir retrouver mon corps à la caserne, et je me réveille en sueur dans mon lit à la caserne. Je conclus alors à un rêve provoqué par mon intense désir de la retrouver.Mais lors de ma permission suivante, elle me fait part d'un rêve étrange (dans la même nuit que moi ). Elle me dit s'être réveillée brusquement une nuit et m'avoir vu au milieu de sa chambre, de m'avoir demandé comment c'était possible que je sois ici et que j'avais alors disparu. Je lui ai expliqué mon "rêve" et nous en avons déduit qu'il était possible de se déplacer d'un endroit à un autre sans corps, mais nous n'avons jamais revécu cette expérience par la suite.

    Témoignage de Jean-Pierre Keiflin  à suivre