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III Une Encyclique pour les nuls.

 

 

 

                                                     Références : Saint Constantin, Saint Augustin et Saint Bernard.

 

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III  Magnifica Humanitas  : Dieu et César

 L'IA sera t elle mise au service de la culture du pouvoir ou servira t elle une civilisation de l'Amour? Telle est l'alternative selon le Saint Père, une alternative qui pose question tant sur la forme que sur le fond.

Peut-on parler de civilisation de l'Amour ? Le mot Amour est trop usé et l'on y met trop de choses dessous pour qu'il soit approprié. Je préfèrerais que l'on proposât une civilisation de l'Esprit sain(t), non pas opposée mais ancrée dans une authentique culture du pouvoir, c'est à dire au service de l'Esprit sain(t). 

Le pouvoir est trop souvent au service de l'inutile, du futile ou des instincts les plus primitifs de l'être humain : sexe, argent et inflation parasitaire de l'égo. Il n'en est pas pour autant condamnable en soi mais en ses dérives. Le pouvoir est une donnée fondamentale du catholicisme depuis que Saint Constantin le fit religion de l'Empire romain.  Le Saint Père ne peut donc nier qu'il est un homme de pouvoir,  l'église romaine est parfois définie comme césaro papiste. L'Encyclique pratique l'omerta sur le sujet, à tort  car le pouvoir est justifié lorsque César est mis au service de Dieu. Pourquoi ne pas le dire et cela d'autant plus que  Saint Augustin veut construire la Cité de Dieu, une cité civilisée  c'est à dire policée.

C'est aussi le catholicisme qui plus tard inventa l'idéal  de la chevalerie chrétienne. Un idéal  qui consistait à mettre la force au service de la veuve et de l'orphelin. Cet idéal n'est rien d'autre que celui du Djihad chrétien. La vie spirituelle  est d'abord un combat pour le pouvoir sur soi même, c'est ensuite un combat collectif au service de Dieu. C'était l'idéal cistercien et de  Saint Bernard qu'il expose dans son " Eloge de la nouvelle milice", celle des Templiers, qui venait d'être créée.

Mais ceci est une autre histoire . Pour l'heure l'urgence est que l'Eglise assume d'être un pouvoir dans le chaos qui s'annonce et un recours de l'Intelligence inspirée par la foi,  face à l'Intelligence mise au service du Mal. Car l'IA n'existe pas. Sous ce nom il n'y a que la démission de la liberté humaine face au pouvoir du Mal.

 

 

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