
Pendant des années les Européens ont prétendu respecter des règles budgétaires visant à limiter les déficits publics autour de 3%. Une règle prise très au sérieux par les Allemands et les Européens du nord et pas du tout par les cigales du sud dont la France.
Les cigales faisaient remarquer discrètement que les Américains ne s'imposaient aucune limitation, au prix d'une comédie politico administrative appelée shut down. Cette comédie se joue chaque année avant le rehaussement du plafond de la dette publique américaine. Ce relèvement du plafond de la dette américaine relance chaque année la machine infernale de la création d'un dollar censé valoir de l'or depuis les accords de Bretton-Woods en 1944.
Devenus aujourd'hui une machine infernale ces accords ont assuré au monde une source de crédit et de prospérité depuis près d'un siècle. Le problème est que le prix du crédit est devenu trop cher ( l'intérêt de la dette ) et qu'il nous faut admettre que nous vivons la fin d'un cycle et accepter de remettre en cause le crédit illimité.
Dans la France ruinée de l'après Macron ou dans l'Amérique de l'après Trump les dirigeants seront obligés de découvrir la rigueur budgétaire ou subir tous les naufrages socio politiques. Bon courage !
Sans revenir aux interdictions médiévales du prêt à intérêt par le droit islamique ou le droit canonique chrétien, une réflexion éthique sur la création de crédit s'imposera. Mais le FMI et la Banque mondiale, tout comme Wall Street, accepteront ils le choix de l'éthique, plutôt que de demander à l'IA la création de nouveaux algorithmes financiers ne visant qu' à l'optimisation maximale du profit ?
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